Mais derrière cette hausse se cache un véritable problème : la volatilité des cours du lait qui semblent soumis aux aléas de l’approvisionnement. Tout le monde s’accorde à penser qu’il n’y a pour l’instant aucun moyen efficace pour gérer ces fluctuations, sinon de renforcer les politiques agricoles locales.
En 2008, parler de politique agricole revient inévitablement à aborder la question de la suppression des quotas prévue en 2015 par la Commission Européenne. Afin de tendre progressivement vers cet objectif, des augmentations régulières des quotas auront lieu : la première de 2,5% est effective au 1er avril 2008, puis une augmentation de 1% aura lieu chaque année de 2010 à 2014. Mais comme le souligne le président de la FNPL : » Un avenir sans quota ne veut pas dire un avenir sans régulation. C’est pour cela qu’il faut se battre aujourd’hui ! » Le retrait progressif des pouvoirs publics devra être compensé par une organisation interprofessionnelle forte de façon à conserver un maillage du territoire, à défendre la valeur ajoutée de la branche et à préparer l’avenir économique de la filière. au maintien des prix du lait et donc à celui des revenus des agriculteurs. » Dans le Doubs « , explique M. Marguet » la question du territoire a un intérêt social fort : c’est le maintien d’une agriculture de type familial, de traditions et d’un patrimoine culturel avec les AOC, et c’est aussi renforcer des dynamiques laitières mises en place par nos prédécesseurs en matière d’organisation et de transformation, que ce soient des coopératives ou des structures privées à taille humaine. «
La défense du système français est de loin l’affaire de chaque éleveur qui doit faire prendre conscience à son entourage que ce système peut être remis en question s’il n’est pas largement soutenu. Pour cela, un grande campagne est mise en place par la FNPL, à laquelle on peut dès à présent participer sur
www.jesoutiensleseleveurslaitiers.com



