Le nouveau visage du port fluvial


Le jury souhaitait vivement que le projet présenté intégre l’ancienne bâtisse et accorde véritablement une nouvelle vie aux entrepôts. Raymond Forni souligne la volonté de joindre ce qui se fait de mieux en matière d’art contemporain tout en conservant le passé de la ville. L’architecte japonais venu visiter le site le 12 mars dernier a su saisir avec exactitude le désir des élus. Sa vision de l’aménagement de l’espace est sobre et constitué de matériaux nobles. Il dresse autour de l’ancien bâtiment en briques des façades de verre qui le laissent entrevoir depuis l’extérieur. La fonctionnalité des locaux qu’il présente répond à la fois aux besoins du FRAC et du Conservatoire. Les deux unités sont réunies sous le même toit mais restent néanmoins clairement identifiables.
Rien n’a été négligé par Kengo Kuma, la cinquième façade (autrement dit le toit) n’est pas laissée au hasard. La forteresse de Vauban qui accueille plus de 270 000 visiteurs chaque année offre une vue plongeante sur le site. Le toit composé de verre, de bois et de pierre de la région éclaire le bâtiment de l’intérieur et propose une terrasse “ressemblant à celle d’un jardin minéral suspendu au dessus du Doubs et reflétant le ciel” explique l’équipe de l’architecte.
L’envergure de ce projet représente pour la ville le point de départ de la reconquête de la friche industrielle des Près de Vaux. Un projet qui fera rennaître la capitale comtoise bien au delà des frontières régionales.

E.C