
Cinéphile averti depuis sa plus tendre enfance, c’est à l’âge de 20 ans qu’il décide d’en faire son métier. « À 16 ans j’y pensais, à 20 ans j’en étais convaincu ». Les films de Kung Fu le fascinaient alors qu’il n’avait que 10 ans. Bien qu’ayant suivi une filière classique, sa passion pour le cinéma le regagnait sans cesse. Adolescent, de son village de Roulans, il se rendait régulièrement au centre-ville de Besançon pour visionner quelques œuvres du 7e art. « Parfois il m’arrive de regarder jusqu’à 6 films par jour ». Autodidacte il a fait ses premières armes sur les tournages et lors de projections d’abord en observant puis en participant activement. Les tournages en Franche-Comté sont peu nombreux, « autant dire que cela me laissait du temps pour écrire, lire, me documenter sur la mise en scène, les différents métiers du cinéma… ».
Parisien d’adoption, il a participé à de nombreux projets cinématographiques comme » Passe Passe » de Tonie Marshall, » Les fragments » d’Antonin de Gabriel Lebomin et plus récemment, assistant réalisateur sur les trois courts-métrages conduits par Francis Lalanne.
Julien Guiol a fait également partie de la distribution technique de » 00H12 » de Xavier de Choudens en tant que régisseur général en 2005 et régisseur adjoint en 2006 dans On dirait que de Françoise Marie. Malgré son jeune âge, il a participé à l’élaboration d’un peu plus de 40 films.
Aujourd’hui il continue à exercer comme technicien, régisseur, assistant réalisateur sur différents films, principalement du long métrage mais souhaite voler de ses propres ailes. Dans son parcours de jeune réalisateur s’inscrivent trois courts-métrages. » Proverbes Maximes et surtout Sentences » est un film muet qui empruntent des dictons pour illustrer les images. Julien Guiol l’a réalisé à l’âge de 22 ans dès qu’il a pu s’acheter sa première caméra. Son second film, » Un Ange « , récemment projeté au cinéma Eldorado à Ornans, est soutenu par Défi Jeunes, Course en Solidaire, l’Institut Régional de l’Image et du Multimédia et Vie des Hauts Production.
Si le nom de Julien Guiol ne perce pas encore le grand écran, les festivals de courts-métrages s’apprêtent à projeter » La photocopieuse « , un film de 6mn00 tourné en septembre 2007 en plan séquence. Passionné, le jeune réalisateur aspire à des projets de plus grande ampleur. » À 25 ans je rêve encore « , raconte l’histoire d’un enfant qui construit sa vie autour de la BD et des sports de combat. Le projet est actuellement entre les mains d’un producteur.

» Un cas exemplaire » traite de la violence vue à travers les médias. Tourné dans la région bisontine ce film sera développé en 2008. Les moyens de le financer sont à l’étude. » La chimère « , est encore à l’état de storyboard. Ce film abordera l’image que la société véhicule de la femme.
Trois grands projets qui évoquent avec beaucoup de réalisme l’actualité de notre société. Une carrière bien prometteuse pour ce jeune cinéaste !



