L’apprentissage : un investissement pour l’avenir de la boulangerie !


Installé depuis 1990 à Valdahon et associé avec plusieurs membres de sa famille, René Humbert s’investit depuis toujours dans l’apprentissage. Dès l’âge de 16 ans, ce système de formation lui permet de se réorienter : suite à un BEP en horlogerie, il intègre le CFA (Centre de Formation d’Apprentis) Hilaire de Chardonnay à Besançon et signe un contrat d’apprentissage au sein de l’entreprise paternelle. « Mon père m’a avant tout transmis l’amour du travail, le courage et la passion du métier. Ce sont les conditions de la réussite. »
Nombre de jeunes se sont formés auprès de René Humbert et certains ont ensuite intégré l’entreprise en tant que salariés. Deux de ses anciens chefs boulangers ont aujourd’hui leur propre entreprise, au plus grand bonheur de leur ancien maître : « La plus belle des récompenses, c’est de voir ces jeunes nous
succéder. »
Avec l’arrivée des grandes surfaces sur ce marché, les artisans misent sur la qualité et donc la pérennité des savoir-faire comme l’explique M. Humbert. « Si on veut maintenir nos métiers, nous devons favoriser l’apprentissage. » Après une phase d’observation et de réalisation de tâches simples (dont dorer les plaques de croissants), l’apprenti découvre des gestes plus techniques tel que la manipulation de la pâte et le façonnage. Tandis qu’un enseignement purement technique lui est dispensé, l’apprenti s’habitue progressivement au rythme de l’entreprise. « Nous devons faire le lien entre le milieu scolaire et la vie professionnelle pour ne pas que la transition soit brutale. ». L’intégration de jeunes dans la structure peut effectivement impliquer, les premières semaines, un aménagement des horaires et un dosage du travail. Loin de considérer ses apprentis comme une main d’œuvre bon marché, René Humbert met tout en œuvre pour leur transmettre à son tour l’amour du métier et l’abnégation qui leur permettra de mieux vivre les levées nocturnes et les longues journées.