Mais derrière ce long métrage de Patrice Leconte (« Les Bronzés », « Le père Noël est une ordure »…) se cache trois semaines de tournage en Franche-Comté. Le réalisateur a notamment décidé de poser ses caméras à Vuillafans, alias Charmoussey dans le film.
Une aubaine pour le village et ses commerçants qui ont vécu au rythme de ce tournage entre mars et avril 2008. Edouard et Sylvie Orieux, les patrons du bar restaurant Le Relais du Pêcheur, s’en souviendront pendant longtemps. Tous les jours, leur établissement est devenu une sorte de QG pour l’équipe du film. «Ce sont des personnes vraiment très courtoises, très sympas… Au bout de quelques jours, l’équipe du film se mélangeait aux habitués du restaurant » affirme Edouard. Et le restaurateur a même apporté sa pierre à l’édifice. Ce collectionneur d’animaux empaillés a prêté à l’équipe quelques uns de ses spécimens, pour les besoins du tournage: sanglier, renard, fouine chevreuil et autre buse…
«C’est en rentrant dans mon restaurant qu’ils ont vu que j’étais un passionné de taxidermie et qu’ils m’ont demandé de leur prêter. Je l’ai fait avec grand plaisir ! ». Le produit fini, les Vuillafanais ont eu l’occasion de le voir lors d’une avant-première à Besançon en décembre dernier.
Et malgré les critiques de la presse régionale qui passent mal, le film a fait l’unanimité. « Les gens d’ici ne sont pas des ploucs ou des simplets comme on pu le laisser penser certains critiques » rectifie Sébastien Verdenet, technico-commercial au domaine de la Haute-Loue. « L’histoire est originale, Poelvoorde n’a pas un rôle dans lequel on l’attendait ce qui montre que c’est un acteur qui a plusieurs registres ». «On reconnaît bien le village et certains figurants » renchérit fièrement Célestin Cattanéo, le maire de Vuillafans. 350 figurants locaux ont été recrutés pour ce tournage, même si au montage certains sont passés à la trappe. «C’est une bonne comédie, on passe un très bon moment». Difficile pourtant au premier visionnage de juger la qualité du film car les habitants se focalisaient sur les images d’un environnement qu’ils connaissent bien. «Vuillafans passe un peu pour un village à l’abandon dans ce film. Patrice Leconte a mis en avant les aspects négatifs de notre commune mais on s’y attendait, on avait été prévenu». Formidable coup de projecteur tout de même sur Vuillafans.
Le tournage de ce film apportera peut-être une notoriété nouvelle au village. Néanmoins, aucune action particulière ne sera mise en place pour la sortie du film, mis à part un article dans le bulletin municipal. Et puis le village a déjà eu son heure de gloire au moment du tournage. Des curieux des villages alentours ont fait le déplacement.Un tournage en tout point positif pour la commune et en particulier pour ses commerces qui pendant trois semaines ont tout mis en oeuvre pour accueillir au mieux l’équipe du film. Une équipe qui le leur a bien rendu… «Ce sont vraiment de belles rencontres et des liens amicaux se sont tissés entre l’équipe technique et les gens d’ici » conclut Sébastien Verdenet. Souhaitons que le film soit un succès et fasse déplacer les foules dans les salles obscures et trinquons, avec modération, à cette réussite avec un verre de la cuvée « La Guerre des Miss à Charmoussey ». Un vin blanc vieilli en fût de chêne qui a particulièrement plu à l’équipe du film…
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