Ces forages et l’exploitation des puits, s’ils devaient se réaliser, entraîneraient :
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un gaspillage incompréhensible de la ressource en eau : 10 000 à 15 000 m3 d’eau sont nécessaires pour fracturer la roche,
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une pollution des nappes phréatiques et de l’air : risque de cancers liés aux composés chimiques présents dans les solvants utilisés et réel potentiel de radioactivité des débris,
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la destruction des paysages et des milieux naturels : multiplication des puits car le gaz est dispersé sur de grandes surfaces.
L’annonce faite le vendredi 11 mars par le premier ministre, même si elle fait état de rapports d’analyse commandés depuis peu, n’est pas vraiment rassurante. En effet, il se contente de suspendre jusqu’au 31 mai 2011 les « forages non conventionnels », c’est-à-dire ceux par fracturation hydraulique, mais n’interdit pas les forages verticaux.
La section et les élus socialistes du Haut-Doubs appellent à une veille permanente, et à une vigilance extrême par rapport à ces exploitations qui affectent de manière grave et irréversible l’environnement et se révèlent être, aux Etats-Unis comme au Canada, de réelles catastrophes écologiques.



