Annie Genevard en visite chez Coquy :
L'Ćuf au cĆur de la souverainetĂ© alimentaire.
Cet aprĂšs-midi, la ministre de l'Agriculture et de la SouverainetĂ© alimentaire, Annie Genevard, Ă©tait en dĂ©placement Ă Flagey, dans le Doubs, pour visiter l'entreprise Coquy, filiale du groupe Terre Comtoise. Une visite symbolique au cĆur d'un territoire oĂč l'ensemble de la chaĂźne agricole est reprĂ©sentĂ©e, de la production Ă la commercialisation.
Créée dans les annĂ©es 1950 par la famille Bourgon, Coquy est aujourd'hui un acteur reconnu de la filiĂšre Ćuf. L'entreprise s'inscrit dĂ©sormais dans la dynamique de Terre Comtoise, groupe coopĂ©ratif rĂ©gional aux multiples activitĂ©s : productions vĂ©gĂ©tales, nutrition animale, machinisme agricole, distribution et filiĂšre avicole.
Au cours de cette visite, la ministre a rappelé les enjeux de souveraineté alimentaire auxquels la France est confrontée.
Aujourdâhui, la production nationale ne couvre plus totalement les besoins. « Les Français aiment les Ćufs et les produits Ă base d'Ćufs. Nous sommes presque autonomes, mais nous constatons environ 10 % d'importations supplĂ©mentaires chaque annĂ©e », a-t-elle soulignĂ©.
Lors de sa visite, la ministre a salué un modÚle qu'elle considÚre comme exemplaire. « Ici, nous avons la concentration de tout ce que les filiÚres devraient faire : de la production à la commercialisation dans une chaßne de valeur cohérente », a-t-elle souligné devant les responsables de l'entreprise et les représentants du monde agricole.
Annie Genevard a particuliĂšrement mis en avant la performance logistique de Coquy. « Un Ćuf pondu aujourd'hui est sur les Ă©tals vingt-quatre heures plus tard. C'est un exemple national », a-t-elle dĂ©clarĂ©, saluant une organisation qui rĂ©pond aux attentes des consommateurs tout en valorisant la production locale.
Interrogée sur la question des « méga-poulaillers », qui fait débat dans le cadre du projet de loi agricole, Annie Genevard a tenu à clarifier la position du gouvernement.
Selon elle, il ne s'agit pas de favoriser des exploitations industrielles géantes, mais de permettre le développement d'élevages adaptés aux besoins de production tout en restant à taille humaine. Elle a notamment cité les projets portés par Terre Comtoise, avec plusieurs bùtiments de 30 000 poules bénéficiant d'un accÚs au plein air.
Cette visite aura Ă©galement permis aux acteurs du monde agricole de prĂ©senter leurs projets en espĂ©rant avoir lâappui de lâĂtat, de rappeler le rĂŽle essentiel des Ă©leveurs et des coopĂ©ratives dans la vitalitĂ© Ă©conomique des territoires ruraux, ainsi que la nĂ©cessitĂ© de soutenir les jeunes agriculteurs, condition indispensable au renouvellement des exploitations.
Un message qui résonne particuliÚrement auprÚs de la ministre, profondément attachée au Doubs et à son agriculture.
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5 juin 2026 Ă 19 h 07