Yodelice, artiste coup de cœur Villages FM

Villages FM : J’ai l’impression que votre nouvel album Square Eyes a un côté plus expérimental ?
Yodelice : Je pense que tous mes albums ont un côté expérimental en quelque sorte. J’essaye de procéder différemment pour chaque enregistrement. J’ai un parcours particulier : pendant quinze ans j’ai travaillé en tant que technicien dans l’industrie de la musique pour des artistes de variété, des grandes maisons de disques. Quand j’ai créé Yodelice, c’était vraiment pour m’exprimer artistiquement. Peut-être que cet album est plus alternatif que les autres, mais je pense que le principe même de cette proposition artistique tend vers l’expérimental. J’essaye à chaque fois de ne pas fournir forcément quelque chose de mieux, mais de différent…

Villages FM : Avez-vous employé une procédure différente pour l’écriture de cet album ?
Yodelice : Oui, j’ai surtout pris mon temps. Les autres ont été plus précipités. Le premier album était assez simple, organique, enregistré de façon traditionnelle. Le deuxième a été enregistré de façon un petit peu plus large, en live sur trois semaines à Los Angeles. Et le dernier j’ai mis un an et demi à le faire, pas entièrement en studio, mais vraiment en prenant mon temps. Mais ce qui est dangereux avec ça, c’est qu’il faut savoir s’arrêter à un moment. Grâce aux logiciels et aux studios d’aujourd’hui, les choix sont infinis. J’aurais pu rester deux ans de plus en studio !

Villages FM : Vous avez passé une partie de votre adolescence à Londres pour pouvoir étudier dans une école de musique. Il n’y avait pas d’écoles en France ?
Yodelice : Non, je suis né en 1979 et en France à part le conservatoire il n’y avait rien : c’était le tiers-monde de la musique contemporaine. Je savais très tôt que je voulais être musicien. J’étais fan de ceux qui étaient à la Guitar Institute de Los Angeles. Et quand j’ai appris qu’une école à Londres venait d’ouvrir, j’ai sauté sur l’occasion. La ville était tellement cosmopolite de même que l’école avec ces 250 élèves venant des quatre coins du monde, (…) c’était juste hyper bien.

Villages FM : Vous avez composé pour de nombreuses personnes comme Johnny Hallyday par exemple. Votre travail correspond à chaque fois à l’artiste… ?
Yodelice : Oui, bien que la chanson que j’ai écrite pour Johnny « Jamais Seul » aurait pu trouver sa place dans un album de Yodelice.Je suis un amoureux des artistes, j’aime leur ultra-sensibilité, le fait qu’ils soient rêveurs. J’adore communiquer avec autre chose que des mots, il n’y a rien de plus magique. Je pense que c’est l’essence même du métier de musicien, c’est un partage avec un public, mais aussi entre musiciens. J’adore rencontrer des gens qui ont une autre culture et une autre manière de faire, c’est toujours très enrichissant à différents niveaux, pas forcément musicalement, parfois c’est humainement. J’aime cet exercice.

Villages FM : Vous avez du succès non seulement en France mais aussi dans le monde anglophone comme l’Australie où vous avez déjà joué…
Yodelice : Le plus je peux fédérer les gens, le mieux je me porte…, maintenant je suis tellement content de ce que je vis que je ne cherche pas le succès à tout prix !. Je préfère profiter de l’instant et j’ai de la chance : mon disque vient de sortir et les trois quarts de la tournée sont déjà complets. J’essaye de me méfier de la popularité, c’est une des raisons aussi pour laquelle j’ai créé le personnage du clown !

Artiste à retrouver en boucle sur les ondes de Villages FM et sur  :
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