Comment te sens-tu avant ton concert au No Logo ?
Super, on a fait un peu de route aujourd’hui spécialement pour venir. On est vraiment content d’être à Fraisans, ça fait longtemps qu’on nous en parle et qu’on fait des concerts un peu partout et qu’on entend parler du No Logo, donc on a hâte de monter sur scène.

Cela fait longtemps que tu es sur la route, tu as fait beaucoup de festivals, est-ce qu’il y en a un qui te reste en mémoire ?
Le Reggae Sun Ska me vient tout de suite en tête, on avait joué là bas il y a deux ans et c’est à cette occasion qu’on a tissé des liens avec d’autres labels. Le Dour Festival, le Paléo, on a eu un grand plaisir à jouer là-bas, tous ces grands festivals internationaux sont inoubliables.

Est-ce qu’il y en a un qui te fait plus rêver que d’autres ?
En tant qu’artiste, ça serait les Vieilles Charrues, les Francofolies, j’espère qu’un jour on pourra jouer là-bas !

Tu préfères l’ambiance d’un festival ou celle d’un concert ?
J’aime bien les concerts parce qu’on a le temps de jouer plus de titres, les personnes qui sont là-bas connaissent déjà un peu ma musique. Dans un festival, on doit faire un travail condensé en une heure, on est plus pressé. Je pense que je préfère l’ambiance concert, c’est plus puissant.

Est-ce qu’en festival tu as le temps de croiser d’autres artistes ?
Oui bien sur, j’en croise assez souvent, et à force d’en croiser on tisse des liens. J’ai déjà croisé Patrice, Damian Marley, on commence à se connaître maintenant…

Est-ce qu’il y a des projets qui naissent ?
Il y a beaucoup de discussions, mais pas de collaboration pour le moment. Généralement quand on croise des artistes, on les invite ensuite sur scène.

Est-ce qu’il est difficile de percer en tant que reggaeman dans un monde où la musique populaire est plutôt orientée pop/rock ?
De notre côté, on a eu de la chance puisque l’on a été programmé dans des festivals comme le Paléo, et les personnes qui nous suivent, ne sont pas forcément des personnes issues du reggae, c’est pour ça je pense que je suis programmé à Dour ou d’autres festivals dans le même style. C’est peut-être parce qu’on fait du reggae un peu différent, avec un mélange de plein d’influences… ça ouvre des portes à tous ces festivals.

Comment s’est passée la tournée de ton premier CD ?
C’était super, on a rarement fait des concerts avec peu de gens en face de nous, donc c’est encore une fois une chance. Ça fait longtemps maintenant que je chante ces chansons, et que je commence à avoir envie de proposer quelque chose de nouveau. J’ai déjà écrit un paquet d’autres chansons, c’est vrai qu’on a envie de chanter et de jouer de nouveaux trucs.

Ton image ne correspond pas du tout au stéréotype du reggae man, comment t’es-tu inséré dans ce style de musique ?J’ai commencé a chanter à 16 ans, à faire des reprises à la guitare, et ensuite je me suis orienté vers le reggae à 17/18 ans à faire des open mic, et à force de me chercher j’ai trouvé ma voix : mystère ! (…).

Propos recueillis par Bethanie
Interview à écouter dans son intégralité sur Villages FM

www.naaman-official.com