
Mise en place par l’Etat et le département du Doubs suite aux épisodes de mortalité piscicole survenus sur la Loue en 2010 et 2011, cette conférence fait, chaque année, le point sur les actions engagées par les différents acteurs locaux impliqués dans la gestion des milieux aquatiques, du cycle de l’eau ou encore des activités pouvant avoir une incidence sur les cours d’eau. Récemment, la sécheresse de 2018 a confirmé la nécessité d’engager des actions d’envergure dans la gestion des ressources en eau et de leur assainissement.
Quatre thématiques ont alors été abordées cette année : la gouvernance, la ressource quantitative en eau, l’agroenvironnement et la qualité de l’eau.
À l’occasion de cette conférence, le Doubs illustre son volontarisme dans la gestion des ressources en eau, notamment avec des soutiens financiers et techniques aux projets locaux. Il redéfinit également sa politique grâce au nouveau programme de l’Agence de l’eau, avec laquelle il a contractualisé un nouvel accord jusqu’à 2024. De plus, il participe à la réalisation du SDAEP (Schéma Départemental d’Alimentation en Eau Potable) et a même son statut dans certains syndicats assurant la gestion des milieux aquatiques. Enfin, il ne cesse de suivre annuellement la qualité de l’eau des rivières et crée ainsi des évènements de sensibilisation, comme le Doubs-Day, organisé le samedi 29 juin.

En clôture de cette conférence, la charte forestière « Piqûre » (charte de bonnes pratiques pour le traitement des bois en forêt publique) a été signée après sa présentation par l’ONF.
Cette charte vise à mieux maîtriser la pratique du traitement du bois en forêt, compte tenu de la grande vulnérabilité des rivières et de nos ressources en eau particulièrement fragiles en milieu karstique. Elle comprend douze engagements visant à acquérir une meilleure connaissance des pratiques de traitement des résineux, à des contrôles plus efficaces sur site, et à favoriser l’émergence de bonnes pratiques pour limiter le recours aux traitements en milieu forestier.



