Pouvez-vous présenter The Wan pour les auditeurs de Villages FM qui ne vous connaîtrez pas ?
Dorian : Le projet existe de forme sérieuse depuis deux ans avec 2 EP dont l’un qui vient de sortir. On avait déjà sorti des albums, mais ce n’était rien de très poussé. Et on fait de la musique pop/rock.
Vous venez de sortir votre dernier EP « Color Your Mind ». Avant d’entrer en détail, je pense que c’est important de noter votre évolution musicale : 1 album en 2010, un autre en 2011 parmi d’autres compositions. Cela fait longtemps que vous travaillez ensemble, comment vous rendez-vous compte de votre évolution ?
Dorian : C’est vrai qu’on a commencé très jeune et on n’avait pas tout assimilé artistiquement. Maintenant on voit la différence d’album en album. On arrive à un point où on doit faire des choix de gout, c’est vrai qu’on avait sorti les deux premières maquettes quand on était jeunes et aujourd’hui avec le recul on ne peut pas considérer ça comme un album. Color Your Mind et Risen In Time sortis il y a deux ans sont nos deux EP phares, que l’on présente sur scène et qui sont professionnellement enregistrés en studio. C’est vrai que nos tout premiers enregistrements faisaient trop débutants, on a une marge énorme maintenant par rapport à ce qu’on était capable de faire avant.
Qu’est-ce que ça vous fait de faire les premières parties d’artistes comme Peace et Miles Kane ?
Dorian : Cela revient à ce que je disais avant, c’est qu’on se rend compte qu’on a une marge énorme à surpasser pour arriver à leur niveau de professionnalisme. Mais ça nous fait tellement progresser parce qu’on se rend compte du niveau qu’il faut acquérir pour avoir une chance dans le monde de la musique. Ça nous pousse vers une maturité musicale sur le plan de la création de morceaux, d’écriture de textes, et comment on perçoit le tout en général. On a un peu de mal avec l’autosatisfaction, on est très dur avec nous-mêmes. Avec mon frère Simon qui est le bassiste du groupe, on se dit tout le temps qu’on peut toujours faire mieux. Mais il n’y a pas de secret, on travaille beaucoup et je pense qu’on a encore à faire.
Comment s’est passé l’écriture de l’album ?
Alexandre : Ça s’est fait assez rapidement, parce que le studio (Cube Studio à Guyans-Durnes) était déjà réservé quand on avait les 5 titres de Color Your Mind en poche.
Dorian : On n’avait pas forcément le temps d’enregistrer un album en entier mais on savait qu’on devait sortir quelque chose rapidement pour pouvoir planifier les dates de concerts de festival d’été et pour le reste de l’année. On est très content de voir sortir cet EP puisque ça fait 7 mois que l’on travaille dessus. On n’a pas les finances encore pour pouvoir tous vivre de ça, donc on est obligé de travailler à côté. Ce n’est pas facile tous les jours, on se rend compte en croisant des gens comme ça sur la route qui sont plus avancés que nous et qui n’arrivent toujours pas à vivre de leur musique. Il faut quand même trouver des gros concerts et se mettre d’accord avec une maison de disques. C’est pour ça que l’ont choisis de rester indépendant aussi longtemps que possible.
Vous devez connaître les scènes locales mieux qu’aucun autre groupe franc-comtois (La Rodia, Soanorités, fête de la musique, … est-ce que ça a été difficile de s’implanter en Franche-Comté en tant que musiciens ?
Dorian : Ça demande du travail, mais avec le temps c’est plus facile d’être un groupe débutant en Franche-Comté qu’en région parisienne. Si tu enregistres des disques, tu fais deux trois clip, des pages sur les réseaux sociaux, tu arrives à décrocher quelques dates. De notre côté, on a réussi à faire le festival de la Paille, Rolling Saône, La Poudrière, Le Moloco, La Rodia. La vraie difficulté pour nous maintenant est de réussir à caler des « belles » dates dans d’autres régions.
Alexandre : On a de la chance ici en Franche-Comté parce qu’il y a beaucoup de structures qui soutiennent des groupes locaux comme nous. Il y a un grand vivier de groupes rock et des entités comme Le Bastion ou La Rodia qui nous soutiennent. Et au final ça créait aussi une forme d’entraide parmi les groupes francs-comtois.
Où aimeriez-vous être dans deux, trois ans ?
Alexandre : Notre rêve serait de jouer pour les festivals anglais Reading and Leeds ou Glastonbury, mais je pense qu’on a encore du chemin à faire. Mais d’un point de vue plus réaliste, on aimerait bien faire encore plus de clips, d’albums et d’élever encore plus le niveau de notre musique. Et bien sûr voyager davantage.
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