Villages FM: Pensez vous que la pluie va poser des problèmes pour l’organisation et le succès du festival ?
Au niveau des ventes, plus ou moins, puisque la prévente sur internet nous garantie déjà un certain nombre de festivaliers. Si les gens réservent en amont leur places, ils vont venir peu importe le temps. C’est comme les Eurockéennes de cette année qui font complet en prévente ! Vous ne pouvez imaginer le stress qu’on a eu par rapport au budget financier total, c’est sur que quand tu ouvre ton festival complet, les facteurs météorologique ne posent pas de problèmes. Cette année on a quand même fait un bon chiffre : 19 000 festivaliers sur les 3 jours. Le temps a posé des soucis surtout au niveau de l’organisation, c’est-‐à-‐dire qu’on a dû créer des routes, refaire du terrassement sur les accès au camping,
donc forcément on a eu des coûts supplémentaires.
Villages FM: Quelle est la motivation principale derrière l’organisation du festival ?
Il y a vraiment une envie de donner les moyens à tout le monde d’avoir accès à une culture ! Ça, c’est sur, on n’est pas une machine à argent. On est là pour montrer que l’on peut faire différemment des autres… On nous dit toujours que les caisses sont vides, on sent en tant que tourneur que les financements baissent. C’est à cause de cela que de nombreux organisateurs utilisent des marques. Alors au lieu de passer par des grands noms tels que Coca-‐Cola ou Heineken, nous avions décidé d’établir un partenariat avec des produits locaux : l’Alsace Cola, notre bière spécial No Logo de et des vins du Jura. Mais attention nous croisons trop souvent l’idée que le No Logo soit une marque, mais pour nous le festival
est défendeur d’un concept : pas de pollution visuelle et ne pas se faire avoir par la société de consommation.
Villages FM: Comment est organisée votre année quand vous ne travaillez pas pour le No Logo?
Je suis tourneur à la base, donc je vais suivre Alpha Blondy pour sa tournée européenne début septembre. On n’arrête jamais vraiment, la semaine dernière on avait notre festival à
Nice et quinze jours avant on était à Paris. Je me considère comme un artisan de la culture et on est obligé de faire beaucoup de choses pour s’en sortir.



