À l’ouverture les commerçants ont été débordés par un grand nombre de clients, tous à la recherche de leur Charlie. Mais avec uniquement 12400 exemplaires distribués entre le Doubs, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort, beaucoup sont rentrés les mains vides. À la Une du premier journal sortit depuis les attentats du 7 janvier figure le prophète Mahomet, une larme à l’œil, et tenant un panneau « Je suis Charlie » avec en titre « Tout est pardonné ».
Malgré le succès prévisible, l’hebdomadaire a maintenu son prix de 3€ et propose 16 pages au lieu de 8, remplies de caricatures et d’articles pleins d’humour et d’hommages aux dessinateurs assassinés. L’équipe de Charlie Hebdo est maintenant composée de plus d’une vingtaine de personnes dont les « survivants » de l’attaque. Patrick Pelloux a dédié un message à son ami Charb : «Le journal a dû faire un truc incroyable cette semaine pour qu’ils aient une telle couverture. Charb va être content, car les ventes vont remonter.» En effet, les ventes sont la preuve d’un soutien national et international en faveur de la liberté d’expression.
Aujourd’hui pour le deuxième jour de vente du journal et encore une fois, rares sont ceux ayant réussi à se procurer un exemplaire. Hier, le bureau de tabac d’Ornans a vu ses 30 copies disparaître très rapidement. C’était le même cas ce matin dès 6h35, cinq minutes après l’ouverture, les 15 copies étaient vendues.
A l’épicerie « Les 4 rues » les 4 exemplaires disponibles étaient tous réservés depuis quelques jours. Il était inutile d’essayer d’autres points de vente comme ceux de Chantrans, Epeugney et Amancey… Sans oublier une longue file d’attente devant la maison de la presse au centre-ville de Besançon même avant l’ouverture.
Mais attention il ne faut pas s’inquiéter, nos buralistes et marchands de journaux vont recevoir de nouveaux Charlie Hebdo tout au long de la semaine.
Bethany Catterson
VILLAGES FM, MEDIA D’EXPRESSION DEPUIS 30 ANS !



