NOEMIE sur les pas de Miss France

VILLAGES FM : La première élection à laquelle vous avez participé est celle des deux lacs à Malbuisson en 2005. Comment avez-vous été amenée à vous présenter à cette élection ?
Noémie : C’était un pur hasard. Mon oncle était organisateur de la soirée. Je l’ai vu 10 jours avant lors d’un repas de famille. Il m’a dit qu’il manquait de candidates et m’a proposé de me présenter. C’est à partir de là que tout a commencé. J’ai été élue première Dauphine. Ensuite, j’ai rencontré un fille qui aujourd’hui est une de mes copines et qui habitait Saint-Vit. Elle avait été élue première Dauphine de Miss Pays d’Ornans et m’a conseillée de m’y présenter. J’ai alors été élue Miss Pays d’Ornans 2005.

Comment envisages-tu ce nouveau rôle de Miss Franche-Comté ?
Ca a une signification particulière. Je pense qu’une miss régionale a une responsabilité dans le sens où elle représente un territoire. A mon échelle, je représente une région qui est un peu délaissée, la Franche-Comté, qui n’est pas forcément mise en valeur alors qu’elle a des atouts considérables.

Est-ce que les gens portent un regard différent sur vous depuis votre élection ?
Mon entourage est très fier. Mais c’est vrai que les gens qui ne me connaissent pas viennent me parler plus facilement, me féliciter. Des professeurs de ma faculté ont cherché à savoir qui était la Miss Franche-Comté ! D’autres, en revanche, n’osent pas m’aborder… Pour beaucoup, ce titre a un côté ringard et je voudrai leur montrer que les choses ont évolué, que ce n’est plus le cas. Cette vision de la femme seulement jolie qui représente la France par sa beauté est dépassée. La beauté et l’élégance restent des critères majeurs mais d’autres viennent se greffer à cela. Depuis plusieurs années, on prend en considération la culture générale de la candidate. Il ne suffit plus d’être belle pour représenter la France !
Bien sûr, ces critères sont plus difficiles à évaluer. Je sais par exemple que le niveau d’étude est pris en considération et que durant l’élection Miss France, de nombreuses questions nous sont posées au sujet de notre région, de son patrimoine, de ses spécialités, pour savoir si on la connaît bien, parce qu’on est censé la représenter pendant un année.

Vous êtes en 2ème année de fac de médecine . Je présume que vous avez de l’ambition. Quel est pour vous le rôle de la femme dans la société contemporaine ?
La femme a un rôle à part entière à jouer dans notre société. Il n’y a pas de raison qu’une femme aujourd’hui réussisse moins bien qu’un homme, même si cette idée n’est pas admise par tous. En médecine par exemple, la grande majorité des chirurgiens sont des hommes. Mais aujourd’hui, les jeunes femmes qui font des études dans cette discipline ont également l’ambition de devenir chirurgienne !

Quelles sont vos activités en dehors de la fac ?
L’an dernier, j’étais en première année…j’ai réussi le concours en un an mais j’ai passé mon année à travailler. Ca a été très dur…une année sacrifiée on peut dire. Mais elle a payé et maintenant que je suis en deuxième année, je compte dans un premier temps profiter de ce nouveau rôle de représentante de la Franche-Comté, puis je vais essayer de garder un équilibre de vie en pratiquant à nouveau du sport.

Avant cette année sacrifiée, quels étaient vos hobbies ?
Avant, je sortais plus entre amis et je pratiquais le djembé, un instrument de musique africain.

Un livre qui vous a marqué ?
Fleur du désert, de Wallis Dirie. L’histoire d’une jeune somalienne qui a fui sa terre natale pour devenir top modèle à Paris.
Un film ?
 » Angel-a  » de Luc Besson avec Jamel Debbouze. J’aime beaucoup ce que fais Jamel Debbouze :!
La musique que vous écoutez actuellement
Black Eyes Peace…c’est dynamique, ça donne la pêche !

A un mois de l’élection de Miss France, êtes-vous soumise à une préparation particulière ?
La préparation a déjà commencé, même si ça fait très peu de temps que j’ai été élue. Récemment, j’ai tourné avec TF1 le clip qui sera présenté le jour de l’élection, celui que chaque candidate tourne dans sa région. Ca s’est déroulé à Port-sur-Saône et j’avoue que je me suis beaucoup amusée devant cette caméra. Ensuite la préparation continue…je serai à partir du 16 novembre à l’île Maurice, avec notamment beaucoup de reportages photo pour les magazines et des activités diverses. Après, on poursuit à Poitiers, au Futuroscope, avec toutes les répétitions de la soirée…donc du 16 novembre au 10 décembre, je serai loin de chez moi !

Nous vous souhaitons bonne chance et serons au rendez-vous de l’élection de Miss France 2007, le 9 décembre !

L’avis d’Anne-Laure Vouillot, Miss Franche-Comté 2001, actuellement bras droit du délégué régional du Comité Miss France.

« La première semaine de préparation de Noémie à l’île Maurice est le moment où les candidates se découvrent. Mais il ne faut pas qu’elles se croient en vacances. Les semaines de préparation à l’élection sont des moments d’observation pour le jury. On analyse la sociabilité des filles, leur façon d’être, de marcher, d’être au monde. Au final, il s’agit quand même d’une élection, d’une forme de concours. Quand on est sur place, il faut donner le meilleur de soi, tout faire pour réussir. Mais il faut surtout avoir des objectifs quand on rentre chez soi ! » (…)

« Noémie est peut-être jeune, mais elle est déjà bien avancée au niveau de ses études et a de fortes convictions professionnelles. Cela dénote d’une certaine maturité. Elle garde aussi les pieds sur terre et ne nourrit pas des rêves impossibles. Car tout ceci est en fait très éphémère et il faut avoir assez de recul pour bien le vivre. J’ai rencontré des filles qui sont tombées malades, anorexiques, pour devenir Miss France ! »

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