Villages FM: Peux tu présenter le groupe ?

Two Tone Club est une formation qui est née en 1999, ça fait 15 ans maintenant, on fait  du Ska, rock steady, two tone, on pique nos influences dans l’oreille des Jamaïcains de  même que dans celui des Anglais des années 70-80. On est 9 musiciens, une section  cuivre, basse, batterie, une combinaison pas très originale pour un groupe de ska, mais  qui fonctionne bien.

Villages FM: Jouer au No Logo ne doit pas vous dépayser, est-ce que votre public vous a suivi ?

Oui j’ai reconnu des personnes que je n’avais pas vues en très longtemps, en sachant que  notre groupe ne joue pas trop en ce moment, les membres sont un peu expatriés  partout. Moi je vis à Londres depuis 4 ans, on a notre saxophoniste qui lui habite en Suisse.
On ne joue pas énormément, la dernière fois qu’on a joué c’était à Montbéliard au mois de mars, on a fait quelques dates en Allemagne, on bosse sur un nouvel album. C’est très plaisant de jouer dans un festival sans des subventions. 

Villages FM: Est-ce que vous ressentez qu’il y a un grand public reggae en Franche-Comté ?

On ressent surtout qu’il y a des envies, que les gens sont motivés, qui vont à des  concerts, des festivals… J’aime beaucoup cette région, puisqu’à chaque fois on ressent  que ce sont des personnes très intéressées par la musique.

Villages FM: Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

On est tous en train de composer un nouvel album, alors on essaye de se voir le plus souvent possible. Ce sera notre 4ème album ensemble et on envisage de l’enregistrer à  Londres au cours du mois d’avril avec l’aide du producteur des White Stripes qui n’est  pas issu du monde reggae.

Villages FM: Pourquoi Londres ?

Londres est une ville qui me plait puisqu’elle est très variée à niveau musical. Mais c’est très difficile d’y trouver un endroit pour jouer. C’est un pays extrêmement compétitif où tellement de bons groupes essayent de se faire connaître. Nous avons joué dans une salle de concert à Brighton où Muse avait joué pour £50 !

Villages FM: Vous donnez l’impression de rester très attaché à vos racines franc-comtoises.

Oui nous sommes vraiment attachés à la Franche-Comté, on a tous grandi ici, nos parents ont grandis et travaillé ici, et nous essayions d’exporter Montbéliard et l’accent du coin qu’on a du mal à cacher !

Villages FM: Du coup, tu te sens Franc-Comtois à Londres aussi bien que Londonien en Franche-Comté ?

Oui, c’est un peu ça, mais je reste toujours très fière d’être Franc-Comtois ! Par contre, je dois être le seul à ne pas aimer le Comté…