Météo France : du local à l’international

 

Plusieurs fois par jour, les médias reçoivent par télécopie ou mail les bulletins de Météo France qui nous sont retranscrits. Des centaines d’entreprises et collectivités territoriales disposent d’un accès ExtraMet personnalisé avec des prévisions adaptées à leurs besoins, régulièrement mises à jour. Des millions de personnes ont recours au téléphone ou minitel pour des prévisions locales ou spécifiques (par exemple les prévisions de la période des fenaisons pour les agriculteurs). Tous sont clients de Météo France. Etablissement Public Administratif placé sous la tutelle du Ministère des Transports, son budget s’élève en 2005 à 283,6 millions d’euros dont 55 % proviennent de subventions de l’Etat et 18,5 % de ses recettes commerciales. Le service météorologique se doit effectivement de vendre, sauf mission d’intérêt général, les informations qu’il produit. Outre l’aspect commercial, Météo France assume deux missions majeures de service public. D’une part, l’élaboration d’une carte de vigilance permet d’assurer la sécurité des personnes et des biens en suscitant l’attention des autorités et des citoyens à des dangers potentiels (fort enneigement, canicule…). D’autre part, Météo France est le gardien de la mémoire du temps à travers l’archivage des observations. L’organisme français de météorologie participe également à plusieurs programmes de recherche en climatologie et d’observation au niveau européen et international.

Un travail local indispensable
L’organisation décentralisée de cette grande maison démontre la nécessité d’un travail de proximité afin de garantir la qualité des prévisions à petite échelle. Ainsi, sur les 3700 salariés, près de 2200 travaillent dans un service local, à l’image de l’équipe du Centre Départemental de Besançon qui compte actuellement 14 personnes.
Leur rôle est de prévoir le temps sur le département et de garantir au moins trois bulletins quotidiens mis à disposition du public sur le répondeur 32 50 ou sur minitel.
Le travail des météorologistes bisontins réside dans l’application des prévisions nationales, issues du supercalculateur de Toulouse, au département du Doubs en tenant compte par exemple de l’altitude et du relief. Les données nationales sont croisées notamment avec les analyses des radars régionaux, les photos satellites et les relevés locaux. Ces relevés sont assurés par deux types de postes installés sur le département. Les premiers sont des postes manuels comprenant un pluviomètre et un thermomètre confiés par Météo France à des bénévoles qui s’engagent à transmettre les résultats tous les mois. On en trouve par exemple à Levier, Amancey ou Saône. Les seconds postes composés de plusieurs instruments sont des stations automatiques telles que celle installée à Levier en janvier. Associant divers capteurs (pluviomètre, thermomètre, anémomètre ou hygromètre) et une centrale d’acquisition de données, elles permettent d’effectuer en temps réel et sans intervention humaine des observations et d’en assurer leur transmission jusqu’au centre départemental. On en compte actuellement vingt-cinq en Franche-Comté.
Notons la particularité de la station de Levier : appartenant au réseau Salamandre de la S.P.C de Lyon, cette station travaille à l’observation de la pluviométrie afin de prévenir les crues de la Loue.

L.F.