Le Centre de Recherches Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier présente
le 7ème Juré… le Miracle des Loups… 50 ans déjà !
Exposition
Invités d’honneur :
Mr Georges LAUTNER, réalisateur
Mr Damien JOUILLEROT, comédien
Outre la naissance des Frères Lumière à Besançon, la Franche Comté est bien le berceau du cinéma. C’est une réalité incontestable et mesurable d’après le très grand nombre de films tournés sur son territoire, mais aussi par l’importance des festivals voués au 7ème Art qui se déroulent chaque année dans notre région : Belfort, Vesoul…. Mais également à travers les prestigieuses rencontres du Ciné Club Jacques Becker de Pontarlier qui, depuis plus de 50 ans, permettent la venue, dans la capitale du Haut Doubs, des plus grands noms du cinéma mondial.
Pour compléter ce panorama l’Association Les Amis du Musée de Pontarlier vient de créer une nouvelle commission de travail : le CRIC « Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma ». Cette commission a pour objectif de conserver une collection déjà très structurée (100 000 affiches de Cinéma et quelques 300 000 photos et autres documents couvrant plus d’un siècle de cinéma) enrichie notamment grâce à l’apport de la Cinémathèque Suisse. Cette manne documentaire pourra, ainsi, accompagner toutes manifestations culturelles, sportives, caritatives etc…
L’affiche de cinéma est la première image qu’une œuvre cinématographique propose, elle ouvre l’imaginaire de chacun afin qu’il se projette dans le film, elle reste souvent l’identifiant du film. Jusqu’aux années 70 de grands artistes ont servi l’affiche tels que PERON, LANCY, SOUBIE, SAVIGNAC, BELINSKY, BONNEAU, CARTIER, COLIN, DUBOUT, GID, GRINSON, UDERZO, ces œuvres iconographiques tirées entre 1000 et 3000 exemplaires sont le reflet du 20ème siècle. Elles illustrent, mieux que bien des écrits, toute l’histoire (grande ou petite) du monde. Aujourd’hui ce support tend à disparaître c’est pourquoi il est important de conserver ces traces exceptionnelles du merveilleux 7ème Art.
Du 12 au 27 mars 2011 à la Chapelle des Annonciades de Pontarlier, vous pourrez découvrir ou redécouvrir les affiches de presque tous les films tournés dans notre belle Franche Comté. Prenez-en plein les yeux en vous remémorant les émotions que chacune de ces œuvres ont provoquées en vous. Réchauffez-vous le cœur et l’esprit en vous (ré)appropriant votre patrimoine régional. Cette exposition sera aussi l’occasion de célébrer le 50ème anniversaire du tournage du film le 7ème Juré et de celui du Miracle des Loups tournés à Pontarlier et dans le Haut-Doubs.
Président du CRIC
Exposition
le 7ème Art en Pays Comtois, le 7ème Juré… le Miracle des Loups… 50 ans déjà !
présentée du 12 au 27 mars 2011,
à la Chapelle des Annonciades à Pontarlier.
Heures d’ouverture : du lundi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, dimanche de 14 h à 18 h.
Entrée libre.
Projection
du Film le 7ème Juré,
vendredi 11 mars 2011 à 21 heures
au Cinéma Olympia de Pontarlier.
Entrée libre.
Dédicaces
de Michèle TATU pour son dernier livre intitulé Fondu enchaîné
et de Claude BERTIN-DENIS pour son livre audio intitulé 7 nouvelles du 7ème Art,
samedi 12 mars 2011 dès 15 heures à la Chapelle des Annonciades.
Patrick GENRE, Maire de Pontarlier,
Président de la Communauté de Communes du Larmont, Conseiller régional
René EMILLI, Adjoint chargé de la Culture,
Vice-Président de la Communauté de Communes du Larmont
Philippe CHAPON, Président des Amis du Musée, Claude BERTIN-DENIS, Président du CRIC
(Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma)
ont l’honneur de vous inviter à la journée dédiée
au 7ème Art en Pays Comtois,
Le 7ème Juré… Le Miracle des Loups… 50 ans déjà !
le vendredi 11 mars 2011
selon le programme suivant :
11 heures : réception à la Mairie de Pontarlier, salle du Conseil municipal (1er étage)
18 heures : vernissage de l’exposition à la Chapelle des Annonciades
21 heures : Projection du film le 7ème Juré au Cinéma Olympia Pontarlier
Contact :
Fabrice HERARD – Les Amis du Musée de Pontarlier
2, place d’Arçon – 25300 PONTARLIER
Tél. 03 81 38 82 12 – 06 81 26 28 09
Internet : www.admdp.com – e-mail : fherard@admdp.com
Georges Lautner – Filmographie
1992 – L’Inconnu dans la maison de Georges Lautner
1991 – Room service de Georges Lautner
1990 – Présumé dangereux de Georges Lautner
1990 – Triplex de Georges Lautner
1989 – L’Invité surprise de Georges Lautner
1987 – La Maison assassinée de Georges Lautner
1986 – La Vie dissolue de Gérard Floque de Georges Lautner
1985 – La Cage aux folles III de Georges Lautner
1984 – Joyeuses Pâques de Georges Lautner
1984 – Le Cow-boy de Georges Lautner
1983 – Attention, une femme peut en cacher une autre de Georges Lautner
1981 – Est-ce bien raisonnable de Georges Lautner
1981 – Le Professionnel de Georges Lautner – Trailer
1980 – Le Guignolo de Georges Lautner
1978 – Ils sont fous ces sorciers
1978 – Flic ou voyou de Georges Lautner
1977 – Mort d’un pourri de Georges Lautner
1976 – On aura tout vu de Georges Lautner
1974 – Les Seins de glace de Georges Lautner
1974 – Pas de problème ! de Georges Lautner
1973 – La Valise de Georges Lautner
1972 – Il était une fois un flic de Georges Lautner
1972 – Quelques messieurs trop tranquilles de Georges Lautner
1971 – Road to Salina (Sur la route de Salina) de Georges Lautner
1970 – Laisse aller, c’est une valse de Georges Lautner
1968 – Le Pacha de Georges Lautner
1968 – Fleur d’Oseille de Georges Lautner
1967 – La Grande Sauterelle de Georges Lautner
1966 – Galia de Georges Lautner avec Mireille Darc
1965 – Ne nous fâchons pas de Georges Lautner
1965 – Les Bons Vivants de Georges Lautner
1964 – Le Monocle rit jaune de Georges Lautner
1964 – Les Barbouzes de Georges Lautner
1964 – Des Pissenlits par la racine de Georges Lautner
1962 – Le septième juré de Georges Lautner
1963 – Les Tontons flingueurs de Georges Lautner
1962 – L’Oeil du monocle de Georges Lautner
1962 – En plein cirage de Georges Lautner
1961 – Le Monocle noir de Georges Lautner
Georges Lautner – Biographie
Fils de Léopold Lautner, aviateur qui participe à des meetings aériens et de la comédienne Renée Saint-Cyr, Georges Lautner naît à Nice le 24 janvier 1926. En 1933, il monte à Paris car sa mère va débuter sa carrière cinématographique cette même année et va connaître un succès avec Les Deux orphelines. Grâce à la carrière de sa mère, il découvre le cinéma et fréquente les salles obscures, mais cette période joyeuse sera terni par le décès de son père, en 1938, dans un accident d’avion.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il est scolarisé au lycée Janson-de-Sailly, à Paris. Malgré cette période difficile, il essaie de préserver une jeunesse fêtarde, puis se sentant concerné par ce qui se passe en France, il n’hésite pas à venir observer de plus près les évènements dans la capitale, ce qui ne manque pas de développer son sens critique.
Après la Libération de Paris, Lautner, après avoir obtenu un Bac philo-sciences, se tourne vers le cinéma, notamment en faisant des petits boulots. Ses débuts au cinéma se font en 1945 comme décorateur dans La Route du Bagne, de Léon Mathot. En 1947, il est contraint de cesser ses petits boulots pour aller faire son service militaire en Autriche et va faire un stage de projectionniste 16 mm. Puis il est envoyé au service cinématographique des armées de Paris, côtoyant Claude Lecomte et Marcel Bluwal.
Sorti de l’armée, son expérience en matière de pellicule lui vaut de devenir en 1949 le second assistant-réalisateur de Sacha Guitry pour Le Trésor de Cantenac. Durant les années 1950, il continue d’être assistant réalisateur (Les Chiffonniers d’Emmaüs, rencontrant sur le tournage le cascadeur Henri Cogan, devenu son fidèle collaborateur et ami, Courte tête), puis fait des apparitions dans des films comme Capitaine Ardant. Alors qu’il avait pour ambition de devenir comédien, qui dut abandonner car il était trop timide pour jouer sur scène et n’avait pas les dons nécessaires, il préfère rester derrière la caméra. À travers les différents plateaux qu’il fréquente, il apprend très vite à user du système D qui lui confère une efficacité à toute épreuve dès qu’il s’agit de pallier les imprévus et grâce à un bon relationnel, il a pour habitude d’aller discuter avec les seconds rôles et les figurants durant les tournages, lui venant le goût de devenir réalisateur, sachant mettre à l’aise les comédiens.
En 1958, le directeur de production Maurice Juven le remarque et lui confie la réalisation de La Môme aux boutons, tourné en un mois avec des acteurs de boulevard. Malheureusement, le premier long-métrage de Lautner est un échec commercial. Après ce premier essai, Lautner se voit de nouveau confier par Juven la réalisation d’un film : Marche ou crève. Cette adaptation d’un roman de Jack Murray, que le réalisateur signe avec Pierre Laroche (qu’il collabora sur cinq films du réalisateur), Lautner la considère comme sa première vraie réalisation. Le film amorti l’échec du précédent, lui permettant de réaliser avec son équipe Arrêtez les tambours. Ce film marque le début de sa collaboration avec le chef-opérateur Maurice Fellous.
Mais c’est en 1961 qu’il va se faire connaître du grand public avec Le Monocle noir. Adapté d’un roman du Colonel Rémy, cette comédie policière, avec Paul Meurisse dans le rôle du « Monocle », agent secret français, est un succès commercial et aura deux suites et connaît un bon accueil avec Le Septième Juré, drame psychologique avec Bernard Blier.
Sa façon de tourner – usage du champ/contre-champ qui permet de jouer avec la profondeur et d’orchestrer ainsi une composition visuelle particulière devient une de ses marques de fabrique et les gros plans de manière à mettre les comédiens et le dialogue en valeur – lui vaut d’être recommandé par Bernard Blier et Michel Audiard (qui va collaborer avec Lautner pour une dizaine de films) à Alain Poiré, directeur de production chez Gaumont.
En 1968, il réalise le film policier Le Pacha, avec Jean Gabin, qui devait tourner dans Les tontons flingueurs, et dialogué par Audiard. Après un début de tournage à l’atmosphère lourde (Gabin se retrouve désarçonné par le style Lautner : des gros plans à répétition, de nombreuses coupes…, de plus, le réalisateur timide par nature, est très impressionné par le comédien), la suite s’est bien passée (Quand les premières rushes sont montées et mis en musiques et qu’ils furent projetés, Gabin comprend alors le style et le ton du film, cela le décide à faire confiance à son réalisateur pour le reste du tournage). Après quelques problèmes avec la censure, le film sort et connaît un succès public et critique. Après l’échec de son long-métrage américain La Route de Salina, il tourne la comédie Laisse aller, c’est une valse, avec Jean Yanne. Ce film marque les débuts au cinéma de Coluche.
Les années 1970 seront prolifiques pour Lautner, qui connaît succès sur succès avec Il était une fois un flic, Quelques messieurs trop tranquilles, La Valise, Les Seins de glace, On aura tout vu et Mort d’un pourri et tournant avec des acteurs confirmés comme Jean-Pierre Marielle, Alain Delon et Pierre Richard et des acteurs débutants comme Gérard Lanvin et Miou-Miou.
Après une collaboration – difficile – avec Delon (Les Seins de glace et Mort d’un pourri), Georges Lautner fait tourner Jean-Paul Belmondo à partir de 1979 dans Flic ou voyou. Devenus amis, Belmondo et Lautner vont signer trois films ensemble comme Le Guignolo, Le Professionnel, énorme succès en 1981 et Joyeuses Pâques.
La seconde moitié des années 1980 marque la fin de sa collaboration avec Michel Audiard (qui décède en juillet 1985) et oscille entre succès (La Maison assassinée, avec Patrick Bruel) et échecs commerciaux.
En 1992, il tourne ce qui est son dernier film pour le cinéma, L’Inconnu dans la maison (avec Belmondo), qui ne connaît pas le succès escompté.
On l’a découvert dans Monsieur Batignole en ado paysan bourru. Depuis, l’acteur révélé par Gérard Jugnot a fait du chemin.
« Tu as les cheveux blonds ! » « Je les couperai ! » « Tu as un appareil dentaire ! » « Je l’enlèverai ! » « Tu n’as pas les yeux bleus ! » « Je mettrai des lentilles ! » Voici comment tout a commencé pour Damien Jouillerot, jeune apprenti de 15 ans en CAP de boulangerie, à 5 heures du matin devant un petit hôtel de Franche-Comté. Son interlocuteur n’était autre que Gérard Jugnot, alors en repérages pour Monsieur Batignole, et qui lui donnera sa chance.
C’était en 2001. Deux ans plus tard, le jeune effronté décrochait son premier grand rôle au cinéma dans Les Fautes d’orthographe. « La préparation a été douloureuse parce que j’ai dû perdre beaucoup de poids. C’était la première fois que je m’investissais autant. Et j’avoue qu’au début ça a été plus de la flippette que du bonheur ! » Mais le jeu en valait la chandelle : Damien a été nominé au César du meilleur espoir masculin pour ce rôle, et a obtenu le Prix Lumière.
Avant cela, il avait déjà joué avec les plus grands dans Effroyables Jardins (il jouait le fils de Jacques Villeret) et, par la suite, il a aligné quasiment deux films par an, dix téléfilms, sans oublier le théâtre où il a joué aux côtés de Maria Pacôme et de Jean Piat… Les planches ont d’ailleurs sa préférence. Il joue actuellement dans Le Carton, mis en scène par un certain… Arthur Jugnot. « C’est devenu un pote », précise-t-il.
Il garde également contact, bien entendu, avec l’illustre papa : « Cet homme m’a sauvé la vie. Et puis j’ai encore tourné avec lui dans Rose et Noir. » A bientôt 25 ans, il se dit fier du chemin parcouru ces dix dernières années. Il peut. Désormais papa d’un petit garçon, il continue de brûler les planches et prépare même une exposition de ses dessins, sa deuxième passion. Un destin tout tracé.



