crédit photo @Roch Armando

Originaire de Bastia, et plus précisément du village de Sant’Andria, Jean-Charles SANTINI a très tôt fait de ses racines un point d’ancrage artistique. C’est pourtant loin de la Corse, en Belgique, qu’il fait ses premières armes musicales. Alors qu’il poursuit ses études, il fonde le groupe SAINT-ANDRÉ et compose ses premières chansons. Le succès arrive rapidement : un premier single diffusé en radio, plus d’une centaine de concerts en Belgique francophone, puis en France, où il signe sur des grands labels et enregistre trois albums.

J’avais besoin de proposer quelque chose de plus singulier.
Jean-Charles Santini

Amoureux de la variété française et de la pop francophone, l’artiste ressent pourtant, après ces années intenses, le besoin de faire une pause. Il retourne vivre en Corse pour se recentrer, prendre du recul et redéfinir son projet artistique. « J’avais besoin de proposer quelque chose de plus singulier », confie-t-il. De cette introspection naît aujourd’hui un nouveau projet, plus personnel, plus engagé.

Le premier extrait, « Le Très Très grand amour », annonce clairement la couleur. Jean-Charles SANTINI y mêle pop, électro et chanson française, dans une recherche assumée d’intensité émotionnelle. « Je me bats pour que les chansons ressemblent à des films, et les clips encore plus », explique-t-il. Inspiré autant par la pop internationale et ses refrains-hymnes que par l’exigence du texte à la française, il refuse de se cantonner à un seul genre. Pour lui, chaque chanson appelle son propre univers.

Ce nouveau chapitre s’intitulera « Amoureux kamikaze », un nom qui résume à lui seul l’esprit de l’album. « Ce n’est pas un album sur la prudence, c’est un album sur les engagements qui nous brûlent autant qu’ils nous construisent. » Dans une époque obsédée par le contrôle, l’optimisation et la peur du risque, Jean-Charles SANTINI revendique au contraire les élans irrationnels, les audaces émotionnelles, le courage d’aimer en sachant que l’on peut se fracasser.

Les thèmes abordés sont multiples et profondément ancrés dans notre société : la confusion entre rencontres amoureuses et entretiens d’embauche sentimentaux, la difficulté de communiquer à l’ère des émojis, l’hystérisation des échanges, mais aussi l’ubérisation généralisée des vies et des corps. « À quel moment met-on le curseur ? », interroge-t-il, sans jamais tomber dans le discours moralisateur. Il observe, questionne, raconte.

Avec « Amoureux kamikaze », Jean-Charles SANTINI signe bien plus qu’un retour : un album qui célèbre le risque d’aimer, la force des mélodies.