Internet : véritable outil de développement pour les artisans ?

Dès le rachat de l’entreprise Courtois et en tant qu’ingénieur informaticien, Marc Bertin a décidé de faire évoluer le site Internet existant (www.sa-courtois.fr) afin d’en exploiter au mieux le potentiel. D’une grande simplicité, ce site s’avère particulièrement efficace. Le premier onglet du menu propose aux internautes une page de présentation de la société, tandis que les huit autres s’attachent à présenter ses différents produits, du mobilier urbain aux poteaux, piquets et barrières. Les modifications apportées ont permis une augmentation de plus de 100% de son chiffre d’affaire durant la seule année 2006. En effet, 80% du CA est actuellement réalisé par le biais du web qui ouvre progressivement les portes d’un marché européen. L’Espagne, l’Italie, la Belgique ou encore l’Allemagne et le Canada figurent dorénavant dans le fichier-clientèle de l’entreprise.

Malgré la démocratisation d’Internet, cet univers reste abstrait pour beaucoup. Comment créer un site ? Comment structurer les informations ? Combien cela coûte-t-il ? Autant de questions qui désistent souvent les néophytes. Pourtant, Marc Bertin précise qu’ « on n’a pas besoin de compétences spécifiques pour gérer un site, seulement une pratique minimum d’Internet. ». Selon l’activité de la société et les objectifs de l’entrepreneur, le site peut-être une simple vitrine ou proposer la vente de ses produits en ligne. On parle alors d’e-commerce, dont les chiffres du premier trimestre 2006 annonce une progression de 43% en France!

Si les sites de quelques pages sont souvent réalisés par des amateurs, il est toutefois conseillé de s’adresser à une entreprise spécialisée, comme le confirme M. Bertin : « S’il coûte un peu plus cher, le site aura des possibilités d’évolution plus importantes et sera mieux référencé.
C’est une sorte d’investissement qui permettra à terme de créer des newsletters ou de gérer directement ses clients par internet. » Dés 2007, Marc Bertin compte investir cinq à six mille euros dans la création de son nouveau site. « Il permettra la vente directe des produits et sera dynamique, pour une mise à jour simplifiée et rapide des contenus.». Notons que de nombreuses aides publiques soutiennent les entreprises dans ce type d’initiatives. Dans les métiers du bois, l’ADIB (Association de Développement pour les Industries du Bois) peut financer jusqu’à 50 % du projet .

Si l’entreprise Bertin se tourne pleinement vers l’exportation et compte diversifier sa clientèle, développer de nouveaux partenariats avec les pays de l’Est voire implanter des structures de stockage dans d’autres régions de France, c’est en grande partie à Internet qu’elle le doit. Quel outil de promotion aurait pu traverser autant de frontières en si peu de temps ?

L.F.