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Cédric Logelin, procureur de la République de Besançon et Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale du Doubs (DIPN) ont donné une conférence de presse le jeudi 20 novembre 2025.
Ce jeudi 20 novembre, à 7h environ, les services de la police nationale de Besançon étaient appelés suite à des coups de feu entendus à Besançon, à la cité Les Prés de Vaux. Ces coups de feu étaient entendus par des voisins. Les policiers intervenaient immédiatement, et sur place, ils constataient la présence d’une femme inanimée à proximité de son véhicule, décédée par arme à feu.
Les soupçons s’orientaient rapidement vers l’ex-compagnon de la victime âgé de 34 ans. Après les détonations également, les témoins avaient vu un homme s’éloigner du lieu des faits, porteur d’une arme longue, de type fusil ou carabine. Le mis en cause était rapidement localisé à son domicile situé à Ornans, où il était retranché, seul, mais toujours armé.
Le périmètre à Ornans était tout d’abord sécurisé par les services de gendarmerie, avant que le dispositif ne soit repris en compte par la police nationale, avec notamment l’intervention du RAID, qui entamait des négociations avec l’individu qui était toujours retranché chez lui. À 13h, l’individu se rendait au RAID et était interpellé sans incident. Il était immédiatement placé en garde à vue du chef d’assassinat.
Cette garde à vue était en cours ce jeudi 20 novembre. L’enquête se poursuit, avec notamment l’audition du mis en cause, avec des auditions de témoins, avec des investigations téléphoniques, et une autopsie aura lieu vendredi après-midi.
L’association France Victime 25 a été saisie par le Parquet de Besançon pour accompagner l’entourage familial et amical de la victime, ainsi que les témoins des faits.
S’agissant des antécédents judiciaires du mis en cause, il s’agit d’un individu qui est connu de la police et de la justice, qui a été condamné à cinq reprises, entre 2019 et 2024, pour des infractions routières, des dégradations, ainsi qu’en 2024 pour un harcèlement moral commis sur une ancienne compagne, qui n’est pas la victime des faits commis ce jour. L’individu est actuellement suivi par un juge de l’application des peines dans le cadre d’un sursis probatoire, mesure qui avait été prononcée dans le cadre de cette condamnation pour harcèlement commis sur une ancienne compagne. La victime des faits commis ce jour avait déposé plainte en février 2025 pour des faits d’atteinte à la vie privée, mettant en cause la personne suspectée pour l’assassinat.
Lors de son audition, elle avait indiqué que, malgré leurs relations conflictuelles, elle n’avait jamais été victime de violences et qu’à sa connaissance, le mis en cause ne possédait pas d’armes. Le parquet de Besançon avait été avisé de ces faits en août 2025 et, en septembre 2025, le parquet avait décidé d’une convocation devant un délégué du procureur qui devait avoir lieu fin novembre 2025. Une plainte avait également été déposée par la victime le 7 octobre 2025 pour des dégradations de son véhicule pour lesquelles elle soupçonnait le mis en cause des faits d’assassinat.
Cette procédure était toujours en cours à l’heure actuelle. Enfin, sur les mesures d’accompagnement qui étaient en cours à destination de la victime, elle était accompagnée par France Victime 25 qui l’avait reçu le 20 octobre 2025 et avait organisé une rencontre avec un psychologue. Également, le parquet de Besançon avait été contacté par France Victime 25 le 21 octobre pour attribution d’un bouton Montchérif.
Le jour même, le parquet avait donné son accord pour attribution de ce dispositif qui lui avait été remis le 24 octobre. On n’a pas connaissance de nouveaux contacts, de nouvelles menaces entre la victime et le mis en cause pendant cet accompagnement. Le sursis probatoire qui était en cours était lié à des faits commis sur une autre personne et donc il n’y avait pas d’interdiction de contact sur la victime des faits de ce jour dans le cadre du sursis probatoire qui concernait une autre affaire avec une ancienne compagnie.
Du côté de la police, les précisions de Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale du Doubs :
De nombreux services de police et de gendarmerie ont été engagés sur ce dispositif de recherche et d’interpellation au sein du département du Doubs. Ils comprenaient en premier lieu les services de police qui se sont rendus très rapidement sur le lieu du meurtre suite à l’appel 17.
Intervention du RAID à Ornans
Par la suite, rapidement des recherches qui ont permis la localisation du mis en cause sur Ornans. Les services de police et de gendarmerie se sont rapidement mobilisés, ont mis en place un dispositif important qui a permis, avec l’aide du RAID, d’interpeller cet individu qui s’est rendu aux effectifs du RAID après négociation. Outre les effectifs de gendarmerie qui sont intervenus pour le périmètre, au niveau police national, ont été engagés une cinquantaine d’effectifs, 13 opérateurs du RAID de Strasbourg et Nancy, huit enquêteurs du SLPJ de Besançon, Brigade des atteintes aux personnes, trois techniciens de la police technique et scientifique, puisque dans une telle affaire, de nombreux relevés de police technique et scientifique ont été faits, et six opérateurs du groupe d’appui opérationnel de l’ADPN 25. C’est un groupe effraction qui a été activé pour potentiellement intervenir au sein de l’appartement avant que le RAID n’arrive. En complément du dispositif gendarmerie, dans ce périmètre de sécurité, 12 fonctionnaires de la section d’intervention se sont également positionnés à Ornans pour sécuriser les lieux.
Le RAID a pris la suite du bouclage du dispositif et a entamé une négociation afin que l’individu se rende. Au bout d’une heure environ, après deux appels téléphoniques, celui-ci a accepté de se rendre après avoir déposé son arme sur le rebord de la fenêtre.
Cédric Logelin, procureur de la République de Besançon :
Intervention du GIGN le 7 octobre 2025
Au cours de cette intervention du 7 octobre dernier du GIGN à Ornans, aucune arme n’avait été trouvée et aucune infraction non plus n’avait été relevée.
C’était une procédure qui avait été traitée administrativement et à la suite de laquelle ce même individu avait été hospitalisé en secteur psychiatrique. Mais il n’y avait pas eu de suite judiciaire puisque aucune infraction, ni soupçonnée, ni commise.
Enquête en cours
Les investigations sont en cours concernant l’affaire d’assassinat pour savoir quand est-ce que cet individu est rentré en possession de l’arme avec laquelle les faits d’aujourd’hui aurait été commis et est-ce qu’il l’aurait dissimulé au moment de l’intervention des gendarmes. Il n’y avait pas eu de suite judiciaire puisque uniquement des propos suicidaires et pas d’infraction n’ont pu être relevés lors de cette intervention des services de gendarmerie.

Cédric Logelin, procureur de la République de Besançon
et Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale du Doubs



