Les influences de Beaumont s’inscrivent directement dans les recherches incessantes du mélomane et du bassiste qu’il est. Pêle-mêle, citons Georges Clinton, James Brown, Fela Kuti, Marcus Miller, Vibrastone, Oneness of Juju, Antibalas Afrobeat Orchestra, The Meters, Larry Graham, The Ohio Players, Azymuth, etc. » C’est grâce aux compositions et à la zique d’une partie de ces groupes qu’ont émergé les mouvements hip-hop (par exemple Grand Master Flash), le rap, le R&B et certaines autres électroniques comme Basement Jaxx, Spacer ou Daft Punk. «
Je l’écrivais plus haut, Beaumont est aussi bassiste. Pourquoi et comment en es-tu venu à la basse ? » Après m’être essayé au piano et au saxo, j’ai eu le déclic en visionnant le film Subway et plus particulièrement une scène où Eric Serra exécute un duo avec un percussionniste. Je me suis aussitôt acheté une basse et un ampli parce que je voulais simplement être capable de reproduire ce slap d’une intensité incroyable. Grâce à mes bases de solfège, j’ai appris en autodidacte en reproduisant d’oreille les lignes de basse à partir de différents CD et vidéos pédagogiques pour l’étude technique de l’instrument. »
Beaumont conclura par un coup de gueule et quelques rimes bien senties. » Je suis indigné par les soupes commerciales indigestes que l’industrie du disque nous sert. Aujourd’hui, tout me semble linéaire, formaté, pré-mâché. L’intérêt de la zique n’est plus de faire rêver l’auditeur mais de faire de la thune. Si richesse cachée vous voulez découvrir, de la fast-music-food il faut vous guériret dans l’underground, chercher le Groove, le vrai Soupir. »
Que n’ai-je à cela redire ?
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