Accompagner plutôt que sanctionner
Le 15 octobre 2025, les représentants des services de l’État se sont rendus sur le site de la Société de tir d’Échay, installée dans une ancienne carrière et qui compte plus de 260 licenciés !
L’objectif était de vérifier la conformité des installations et de rappeler les règles strictes déjà bien connues des moniteurs qui encadrent l’usage d’armes. Mais loin d’une simple opération de contrôle, les autorités insistent sur un mot d’ordre : l’accompagnement. Ce volet est forcément strict, reconnaît Jennifer Rousselle, directrice de cabinet du préfet du Doubs : «L’idée, ce n’est pas de pénaliser, mais d’aider les sociétés de tir, voire s’il y a des petites choses à corriger».

Pour mener à bien cette mission, les services de la préfecture travaillent main dans la main avec la gendarmerie, mais aussi avec les services Jeunesse et Sports. Ensemble, ils passent le site au crible, du stockage des armes, si c’est le cas, à la sécurité périphérique, périmétrique et volumétrique. « On commence toujours par le stockage, les clôtures, les murs d’enceinte… Tout ce qui peut garantir qu’aucune intrusion ne soit possible, puis on examine les installations, les munitions, la pratique », explique Philippe Hourdouillie, chef du pôle des polices administratives de la préfecture. Car l’un des enjeux majeurs est la sécurité des tireurs.

Outre les aspects techniques des tirs d’initiation et les règles de sécurité du stand de tir, les agents vérifient l’affichage réglementaire, la présence d’un défibrillateur ou encore la conformité du système de vidéoprotection.
Un suivi sur le long terme

«Nous ne sommes pas là pour dire “ça ne va pas, au revoir”. Chaque structure reçoit ensuite un courrier récapitulatif avec des observations précises et des délais raisonnables pour se mettre en conformité». Jennifer Rousselle, directrice de cabinet du préfet du Doubs
C’est primordial, car le site reçoit aussi ponctuellement des professionnels qui choisissent le stand d’Échay pour s’y entraîner avec ses pas de tir allant jusqu’à 200 mètres, dont les agents de la Sûreté ferroviaire, les personnels pénitentiaires, les convoyeurs de fonds…
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«Il y a 25 stands de tir dans le Doubs. C’est quand même une pratique plutôt appuyée avec plusieurs disciplines sportives différentes en fonction des armes, en fonction des distances. Ça fait partie de notre champ large des activités pratiquées et en lien avec le ministère des Sports ». Florence Saint-Jean, cheffe du Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES du Doubs)
tir-echay.e-monsite.com
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Après la cyberattaque de la FFTir, de faux policiers ou faux gendarmes ciblent des détenteurs d’armes



