Installé au coeur de la Citadelle de Besançon, le Musée comtois a engagé depuis quelques années une nouvelle dynamique d’exposition afin de mieux s’adapter aux attentes du public. Ainsi, le 3ème niveau du Musée est désormais dévolu en grande partie aux expositions temporaires et aux animations événementielles. Il est également l’espace où sont présentés, de manière permanente, l’art de la marionnette et les croyances traditionnelles. Les nouvelles expositions « En réserves », « Collections & oeuvres », « Magique alambic » et « Un certain regard sur la vie, Jean Garneret », s’inscrivent dans cette alternance muséographique, avec comme objectif supplémentaire de valoriser les nombreuses collections en réserves.
L’abbé Garneret, fondateur du Musée comtois, rassembla une collection de plusieurs milliers d’objets, de dessins, de livres, de nombreuses études et de 63 000 photographies prises dans les années 30 à 90, non seulement par lui mais également par Pierre Bourgin et plusieurs membres de l’association Folklore comtois. Il imposa l’idée d’un travail collectif au nom de l’association pour servir la mémoire collective, c’est pourquoi, sauf mention contraire, les photographies sont rarement nominatives.
C’est tout un univers rural en profonde mutation qui est pris sur le vif : les paysages, l’architecture, mais également les gestes du quotidien, les événements familiaux, les artisans au travail, le monde paysan… Autant de témoignages devenus rares.
Ce fonds documentaire ethnographique unique, tant par sa qualité que par son volume impressionnant, est un témoignage précieux pour les générations à venir. Il fut versé officiellement à la Ville de Besançon en 2009 au bénéfice du Musée comtois. Le musée inventorie et numérise ce patrimoine régional grâce au soutient de la DRAC, du Conseil Régional de Franche-Comté et de la Ville de Besançon.
« En réserves » Les réserves d’un musée sont souvent sujet à fantasmes et suscitent une grande curiosité. Généralement inconnues du public, les réserves constituent la partie immergée de l’iceberg. C’est pourtant là que se réalise le travail de conservation, d’étude et de recherche sur les oeuvres.
Les collections du Musée comtois comptent plus de 28 000 objets. Dans cet espace, le public peut découvrir l’une des huit réserves du musée. Les étagères comportent volontairement un large échantillonnage de ce qui existe dans les autres réserves. Elles sont ordonnées par type de matériaux (textiles, céramiques et verres, métal, bois, papiers et cartons, cuirs…) pour des raisons de conservation préventive.
« Collections & oeuvres »
La pharmacie du XIXe siècle est à l’intersection de deux mondes. A l’aube des grandes révolutions industrielles, le pharmacien reste un praticien mystérieux encore imprégné du secret des sciences ésotériques et pourtant très fortement ancré dans les sciences modernes. Il maîtrise parfaitement la distillation, pour produire les essences de plantes, les huiles essentielles ou les eaux distillées aromatiques. Cet art est hérité de la distillation alchimique des pionniers de la matière, toujours en quête des substances les plus pures.
La distillation est directement liée à cet instrument particulièrement ancien, probablement né en Irak vers 3500 ans av. JC : l’alambic. C’est tout l’art du dinandier qui a permis de réaliser sur mesure, pour la pharmacie Guichard-Prost située rue Pasteur à Besançon depuis 1792, celui présenté dans cet espace du Musée comtois.



