
Le risque « élevé » entraîne :
– l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible)
– l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages .
– l’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l’utilisation des appelants.
Enfin, le ministère rappelle qu’en parallèle de ces dispositions, des mesures de biosécurité strictes doivent être respectées dans toutes les exploitations de volailles et par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles du territoire national. La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur.
(Archive 167novembre 2016) : Influenza aviaire dans certains pays de l’Union européenne : la préfecture du Doubs annonce le renforcement des mesures de biosécurité dans tous les élevages de volaille…
Des cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 ont été détectés chez des oiseaux sauvages en Hongrie, en Pologne, en Allemagne, en Croatie, aux Pays-Bas, au Danemark et également autour du lac de Constance, à la frontière entre la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche.
Afin de prévenir tout risque de propagation de ce virus sur notre territoire, la vigilance de chacun est appelée pour signaler toute mortalité sur des oiseaux sauvages.
Le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt rappelle aux professionnels des filières volailles l’importance de bien mettre en place les mesures de biosécurité sur leur exploitation. Ces mesures sont précisées dans l’arrêté ministériel du 8 février 2016, notamment la mise en place d’un plan de protection vis-à-vis de l’avifaune.
Par ailleurs, la vigilance vis-à-vis des signes cliniques de la maladie concerne tous les détenteurs de volailles.
Le niveau de risque épizootique vient d’être relevé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Pour le département du Doubs, les communes de Brey-et- Maison-du-Bois, Gellin, Les Grangettes, Labergement-Sainte-Marie, Malbuisson, Malpas, Montpereux, Oye-et-Pallet, Remoray-Boujeons, Rondefontaine, Saint-Antoine, Saint-Point-Lac, Sarrageois, Touillon-et- Loutelet, Vaux-et-Chantegrue, sont classées à risque élevé du fait de la présence de nombreux oiseaux sauvages. Le reste du département est classé à risque modéré.



