En effet, sa responsabilité est de plus en plus évoquée dans de nombreuses études. « À l’heure où la consommation de cannabis tend à être banalisée, il est urgent de rappeler sa nocivité, généralement bien moins connue que celle du tabac », indiquent les responsables de la Société française de pneumologie. Il est encore aujourd’hui difficile d’étudier précisément ses effets au niveau respiratoire, en raison du caractère illicite de cette drogue et de son association fréquente avec le tabac.
Néanmoins les données disponibles montrent clairement sa responsabilité dans l’épidémie de BPCO. Le cannabis consommé aujourd’hui présente des teneurs en tétrahydrocannabinol (THC) quinze fois supérieures à celles du cannabis des années 60. Ce qui rend totalement obsolètes les conclusions des études longitudinales menées à cette époque. Par ailleurs, le fumeur de cannabis « tire » des bouffées beaucoup plus importantes (+66%). Il les inhale plus profondément (+33%) et les retient plus longtemps que le tabac. La consommation quotidienne de 3 à 4 joints peut, en termes de bronchites chroniques et d’altérations du mucus, être comparée à la consommation de… 20 cigarettes par jour.



