Après un doctorat en pharmacie, j’ai travaillé 15 ans dans l’industrie du médicament, dans la recherche. À l’époque, je n’avais pas l’impression de mal manger mais c’était souvent un plat tout prêt qui passait du congélateur au micro-onde.
J’avais pas mal de stress et de pression dans mon travail. Puis un jour, je me suis retrouvée avec des soucis de santé, accompagnés d’un épuisement et d’un manque d’énergie. En cherchant une solution pour retrouver ma santé j’ai lu, par hasard, la phrase d’Hippocrate : « Que ton aliment devienne mon premier médicament ».
Cela m’a vraiment interpellée, et j’ai décidé de reprendre un cursus universitaire, j’ai obtenu un diplôme universitaire en «alimentation santé et micronutrition» ainsi qu’un diplôme de nutrithérapeute. Au cours de ces années j’ai complètement changé mes habitudes alimentaires et j’ai vraiment réalisé l’importance de la qualité de notre alimentation sur notre santé.
Aujourd’hui nous avons une nourriture qui nous «remplit» plutôt qui nous nourrit.
Nous avons des «carences» dans l’abondance.
L’industrie agroalimentaire nous procure des aliments pauvres en densité nutritionnelle. Une pomme en 1950 apportait 3 fois plus de fer qu’une pomme en 1991.
La nutrithérapie parle le langage du corps et utilise l’aliment et ses nutriments (vitamines, minéraux…) pour renforcer les capacités du corps face aux infections, restaurer l’énergie et augmenter les capacités de guérison. La nutrithérapie fait la promotion de la santé et non la guerre à la maladie. Elle agit à travers le conseil positif (et non la restriction).
On va mettre en avant ce qu’il y a à gagner de façon très personnalisée. Un bon aliment en chasse un mauvais. On donne un jus de fruit à un enfant pour remplacer un soda.
Il s’agit d’introduire des aliments santé comme le thé vert, les poissons gras des mers froides, des épices anti-âge comme le curcuma en acquérant progressivement et durablement de nouvelles habitudes. On apprend à faire sa propre campagne de pub.
Un entretien en nutrithérapie comprend un véritable bilan où l’on s’intéresse à tout ce qu’il y a dans et autour de l’assiette (les huiles utilisées, le grignotage, le fait de mâcher, la façon de cuisiner, le plaisir autour de la table, la convivialité…).
On en repart avec des conseils de bases pour tous et des conseils plus spécifiques en fonction des besoins de chacun. Le bilan personnalisé permet le diagnostic et la correction des déséquilibres alimentaires et des déficits nutritionnels. En cas de douleurs, par exemple, on s’orientera vers une nourriture hypotoxique, riche en antioxydants protecteurs de l’os et du cartilage.
On redécouvre notamment les vertus du bouillon de poule et d’aliments riches en silicium et magnésium.
C’est une certitude : la santé se cultive au quotidien, dans notre assiette !



