3e Festival de Théâtre Amateur et Populaire de Pontarlier les 4, 5 et 6 juin 2010

3ème rencontre avec un théâtre amateur toujours aussi vivace, créatif et généreux au service cette année de Ionesco, Grumberg, Carrière, Levin, Azama et même d’une création collective dirigée et écrite par Sébastien Barberon… Venues de Franche-Comté et du reste de France à l’invitation de Théâtr’Ouvert, ces compagnies nous prouvent que le théâtre amateur peut être de qualité, bien vivant et surtout ouvert à tous.

Victor Hugo disait que «le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule», nous vous proposons simplement de venir casser la croûte avec nous, avec de beaux spectacles qui ne s’adressent pas qu’à un public réservé mais bien à tous : enfants (le dimanche en début d’après-midi cette année) femmes et hommes de tous âges et horizons désirant passer un moment artistique et agréable sans être pour autant uniquement récréatif et végétatif de ceux qui laissent à Coca-Cola du temps de cerveau disponible.
L’objectif de tout ce que nous faisons reste le même : s’arracher à la posture du consommateur pour atteindre la figure de l’amateur qui préfère à la culture jetable le développement culturel durable… pour privilégier l’expérience personnelle et collective, la confrontation à la pratique, le rapport aux œuvres, la place du plaisir, la dimension ludique et émotive. Alors venez nombreux vivre avec nous ce festival dans l’amour du Théâtre, l’amitié et la convivialité comme toujours avec Théâtr’Ouvert.

Et toujours 5 € le tarif unique qui rend la culture démocratique.

PROGRAMME DU F.T.A.P 3ème édition

VENDREDI 4 JUIN
A 20H30 Jeu de massacre d’Eugène IONESCO – durée environ 1h30 Cie Coloquinte – Besançon – Mise en scène de Christophe VINCENT
Cette pièce créée en 1970 a pour thème une épidémie qui ravage le pays. Des scènes rapides, des situations où l’absurde le dispute au grotesque, et même au féroce, montrent les réactions d’une population choquée qui se débat pour sa survie. Les politiciens s’en mêlent, veulent exploiter l’épidémie à leur profit et tout s’écroule. Toute ressemblance avec des situations actuelles n’est pas faite pour déplaire à la compagnie Coloquinte, qui fidèle à sa réputation de traduire la complexité du monde en interprétant les auteurs contemporains, livre ici une version féroce, décapante et heureusement drôle de la pièce d’Ionesco. Sans oublier que la vie est une maladie mortelle…

SAMEDI 5 JUIN

A 17H
Rêver peut-être de Jean-Claude GRUMBERG – durée environ 1h30 La Corde Verte – Paris – Mise en scène de Nicolas PETITJEAN Rêver peut-être est un plongeon dans l’intimité et l’inconscient d’un comédien, Gérard B., nous renvoyant ainsi à nos propres secrets. Le texte nous entraîne dans un univers onirique propice à l’esthétisme dans lequel tous les instruments du théâtre trouvent leur place : décors, jeu, chorégraphie, musique, image… La Corde Verte déploie toute son énergie et son amour de l’Art Vivant pour faire vivre l’histoire de Gérard B., une histoire qui est aussi la nôtre.

A 21H
Chronique bourgeoise de Sébastien BARBERON- durée environ 1h20
Compagnie du Grand Chariot/Association des artistes à la campagne – Bouclans – Mise en scène de Sébastien BARBERON

Cette pièce raconte en une dizaine de photographies (ou tableaux) les vies débridées et loufoques de quelques bourgeois français des années 50. Cette saison, le travail de la compagnie porte, entre autres, sur le petit grain de folie et d’audace que chacun de nous possède probablement. Ainsi, cette pièce amène la création de personnages qui réagissent à d’autres codes que les nôtres et dont les comportements peuvent parfois devenir troublants. L’écriture, quant à elle, s’intéresse aux années 50 et plus particulièrement à la position des bourgeois et notables de cette époque, pris entre l’empreinte d’une guerre et le désir de reconstruction d’un pays. Dans une situation identique à chaque tableau, les personnages se retrouvent, le temps d’un week-end, dans une maison de bord de mer.

DIMANCHE 6 JUIN
Une après midi théâtrale avec nos amis du Théâtre du Verseau qui cette année, propose trois pièces, de facture très différente. Elles ont pourtant un point commun : la recherche de la Vérité, du moins d’UNE vérité. Trois « voyages » dans le monde de l’illusion, du mensonge, de l’imposture… La première pour les enfants les deux suivantes pour les plus grands.

A 15H
Le jeune Prince et la vérité de Jean-Claude CARRIÈRE (un conte pour les petits et les grands enfants) – durée environ 40mn Théâtre du verseau – Salins-les-Bains – Mise en scène de Yves COURTY

En quête de la Vérité pour obtenir l’amour d’une jeune fille, un Prince accompagné d’un Conteur farfelu parcourt mers et montagnes pour la trouver. Mais où est-elle ? Existe-t-elle ?

Ce Conte philosophique décrit un parcours initiatique plein de fraîcheur et de drôlerie … loin des contes à la Disney mais au contraire en affirmant toutes les conventions du théâtre pour mieux souligner le côté théâtral de tous les contes et, peut-être, ainsi mieux mettre en valeur sa « morale » et sa profondeur.

-Petite pause-

A 16H30

Les Numéros de Hanokh LEVIN – durée environ 30 mn Théâtre du Verseau – Salins-les-Bains – Mise en scène de Yves COURTY
Comme chez Beckett, des gens attendent. Ici, ils attendent le médecin. Comme dans Godot, ils sont tous mal en point, malades ou estropiés. « On est tous dans le même cas ». Ils ont un numéro, comme à la Sécu. L’envoyée du médecin ici est une infirmière. Mais qu’y a-t-il donc derrière cette porte ? et qui en a donc la clef ?« Hier aussi on était déjà là » avoue une dame avant de reconnaître que « tout n’est qu’imposture ». Alors, viendra ? viendra pas ? Et s’il ne venait pas ? « Le plus important, c’est d’avoir confiance » dit une des patientes.
Une salle d’attente où défilent de drôles de Numéros… Un instantané satirique de malades imaginaires du XXI ° siècle…Allergiques à l’humour, s’abstenir .

Amours fous de Michel AZAMA – durée environ 30 mn
Théâtre du Verseau – Salins-les-Bains – Mise en scène de Yves COURTY

La folie des préparatifs d’un jour de mariage dans une famille un peu déjantée sert en quelque sorte de révélateur (au sens photographique du terme) à des éclats de vérité(s). Gaffes, chocs, aveux vont devenir les moyens de révéler des secrets de famille. Une mariée qui s’évanouit, des parents impatients, des amis agités… Et, derrière tout cela, entre farce et drame, un lourd secret de famille.

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