Rencontre avec le groupe C2C

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Villages FM : Votre EP est sorti en début d’année, votre album arrive en cette rentrée 2012, c’est un bon moment pour C2C?
C2C : C’est tout d’abord un super moment pour le live puisque l’on a commencé à faire la tournée d’été avec des festivals ensoleillés, comme les Eurockéennes, et c’est aussi un moment charnière pour nous. On a eu un succès qui était inattendu, et cela nous met la pression sur ce qu’il y a à venir puisqu’on doit être à la hauteur. Les morceaux sont prêts depuis longtemps, donc on connait ce qu’on a entre les mains, on a confiance mais c’est vrai qu’il y a deux caps à franchir en parallèle, le live et le disque.

Villages FM : Quelle est la part d’impro dans votre travail ?
C2C : Lorsque l’on compose, l’impro est une des méthodes utilisées. Quand c’est le cas, on se met dans une petite salle noire avec quatre platines, et chacun prend un vinyle au hasard de notre discothèque et on part de là. Parfois il n’y a rien qui sort, parfois on créé des supers sons. Au cours d’un spectacle, on se laisse des types de parenthèses, des espèces de moments de liberté, où chacun va pouvoir se lâcher.

Villages FM : Pour revenir au concert, un show de C2C en plein jour marchera moins, c’est mieux la nuit tombée non?
C2C : Oui tout à fait, puisque nous utilisons des vidéos, des écrans… en plein jour ça n’aura pas le même effet. Pendant le show on va scratcher les images en même temps que la musique. On a tous des animations qui sont liées au son qu’on scratch et puisque chacun de nous travaille avec ce lien son/image, cela crée un ensemble visuel et sonore. De plus, nous ne pouvons pas nous considérer comme DJ de boîte de nuit, on est des turntableiste, on joue pas la musique des autres, on interprète nos propres compositions, la platine c’est un instrument parmi d’autres et c’est quelque chose d’important. En l’occurrence on pourrait plus jouer de jour qu’un DJ qui va jouer de la musique de club. Ce qui justifie le fait que l’on joue plus tard dans les festivals, c’est que nos instruments scéniques imposent le fait de jouer la nuit.

Villages FM : On vous parle souvent de votre changement de nom, mais ce qui est intéressant, c’est que beaucoup de personnes vous appellent Coup 2 Cross. Pourquoi l’aviez vous changer ?
C2C: On a décidé d’utiliser les initiales puisqu’on se trouvait souvent à l’étranger, principalement à Londres, et “Coup 2 Cross” en anglais c’est assez difficile à prononcer. C’est aussi simple que ça !

Villages FM : Lorsque vous faites un remix, donc les quatre, à huit mains, vous êtes vraiment les quatre dessus ?
C2C : Ça dépend des remix. Par exemple, celui de Bernhoft, nous avions tous fait des tests chacun de notre coté, nous en avions choisis un des quatre qui correspondait le plus à ce que nous cherchions et nous l’avons développé à huit mains. Le travail que l’on fait les quatre est toujours de la confrontation d’idées, de propositions et beaucoup de discussions, pour arriver à se mettre d’accord et arriver à faire un truc commun.

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