Manifestation du 24 octobre à Besançon : une vingtaine d’interpellations et plusieurs suites judiciaires.

Des personnes en marge de la manifestation, âgées de 16 à 41 ans, ont été interpellées samedi 24 octobre à Besançon.
Ports d’armes, participation à un attroupement après sommation de se disperser, violences sur les forces de l’ordre ou encore outrage figurent parmi les faits reprochés.
Selon le bilan départemental dressé par la préfecture du Doubs, les forces de sécurité intérieure ont procédé à 20 interpellations à Besançon et deux à Montbéliard, et deux policiers ont été blessés.


Les premières interpellations sont intervenues vers 14h le samedi 24 octobre 2026.
Place de la Révolution, un homme de 28 ans a été contrôlé avec un couteau dans son sac et du cannabis.
Quelques minutes plus tard, rue Goudimel, un adolescent de 16 ans a été interpellé avec différents outils. Le jeune homme a expliqué utiliser ces outils pour réparer sa moto régulièrement en panne, et a reconnu la détention de stupéfiant.

Plusieurs interpellations après les sommations de dispersion

Rue de Dole à Besançon, un homme de 24 ans a été interpellé pour avoir participé à un attroupement après sommation de se disperser tout en ayant le visage dissimulé.

Rue d’Arènes, un homme de 21 ans, porteur d’un masque de chantier à cartouche, a reconnu avoir ramassé et renvoyé des grenades lacrymogènes, tout en contestant avoir lancé d’autres projectiles.

Rue Battant, une femme de 41 ans a également été interpellée par les gendarmes. Poursuivie notamment pour participation à un attroupement avec le visage dissimulé, outrage et rébellion, elle conteste l’intégralité des faits. Elle a expliqué être venue à Besançon pour une rencontre amoureuse et avoir porté un cache-cou en raison du froid. Elle affirme par ailleurs avoir été malmenée au moment de son interpellation par les gendarmes.

Des projectiles lancés vers les forces de l’ordre

Quai de Strasbourg à Besançon, un jeune homme de 19 ans a été interpellé alors qu’il était soupçonné de lancer des projectiles en direction des forces de l’ordre. Il a reconnu avoir ramassé des palets de grenades lacrymogènes pour les propulser vers les gendarmes. Il était également en possession de cannabis, destiné selon ses déclarations à sa consommation personnelle.

Un autre adolescent de 16 ans a reconnu avoir lancé dans l’effervescence collective un caillou en direction des forces de l’ordre après avoir consommé plusieurs bières dans un établissement du quartier Battant.

Au pont Battant, une femme de 18 ans a quant à elle été interpellée par un équipage de gendarmerie mobile chargé du maintien de l’ordre, pour participation à un attroupement après sommation de se disperser.

Un homme de 22 ans, venu de Dole pour participer à la manifestation, disposait lui aussi de plusieurs équipements : paire de ciseaux, gants, sérum physiologique, cagoule intégrale et masque respiratoire à cartouche. Il a déclaré s’être équipé pour faire face aux forces de l’ordre. Il a également reconnu avoir participé aux troubles survenus à Besançon le 17 octobre précédent.

Des convocations devant la justice

Les personnes interpellées ont été placées en garde à vue avant d’être remises en liberté. Plusieurs ont reçu une convocation devant un délégué du procureur, avec des classements sous condition prévoyant le versement de contributions citoyennes allant de 150 à 300 euros.

L’homme de 18 ans devra pour sa part comparaître devant la justice en avril 2027, poursuivi notamment pour outrage ayant insulté les gendarmes de « bande de fils de putes« . Il est convoqué dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) en avril 2027, avec également une convocation devant le tribunal en juin 2027.