Le Groupe Interministériel de Recherches (GIR) de Besançon a récemment communiqué son bilan pour l’année 2025. Ce dispositif de coopération concentre tout particulièrement son action dans la détection et la répression de l’enrichissement frauduleux.
Sur le plan national, en 2025, les GIR ont participé à 1 776 opérations judiciaires et 255 opérations administratives, leurs deux principaux leviers d’action contre la criminalité organisée et l’économie souterraine. Les GIR ciblent les revenus illicites et les patrimoines criminels « pour que le crime ne paie pas et que la sanction soit juste », selon leur devise.
« Les infractions sont ciblées au regard des profits illicites qu’elles génèrent et correspondent aux principales menaces constatées sur notre territoire : narcotrafic, traite d’êtres humains, fraudes douanières (tabac, contrefaçon), fraudes fiscales et sociales, escroqueries et leur blanchiment », explique la gendarmerie nationale.

Le GIR de Besançon, mobilisé sur tout le territoire franc-comtois, est composé de neuf agents issus de la gendarmerie nationale, de la police nationale, de la direction générale des finances publiques et des douanes. Les différents GIR misent sur cette mixité de profils pour gagner en efficacité.
En 2025, concernant son action administrative, « le GIR de Besançon a participé à 32 réunions des Comités départementaux anti-fraude (CODAF) portant sur 31 établissements, et a judiciarisé trois dossiers issus d’un contrôle CODAF. Six procédures douanières ont été réalisées et sept infractions douanières ont été constatées », communique la préfecture du Doubs.
Sur le volet judiciaire, « l’unité a fait l’objet de 22 nouvelles saisines, 18 procédures ont été rendues et 27 étaient en cours fin 2025. Le volume des saisies d’avoirs criminels atteint 3,8 millions d’euros en 2025, principalement en biens meubles et valeurs immobilières », annonce la préfecture.



