Le vendredi 22 mai 2026, la ville de Besançon a reçu la visite du ministre de la Ville et du Logement, monsieur Vincent Jeanbrun, alors en pleine élaboration d’un projet de loi qu’il devrait présenter au Sénat avant l’été.

Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement
Au cours de cette matinée, les élus et acteurs locaux lui ont présenté les problématiques de logement auxquelles le département est confronté afin d’enrichir le contenu de ce texte.

Le déplacement du ministre en terre bisontine s’est articulé autour de trois étapes : le Fort Griffon, le quartier Battant et le centre Mandela.
À la suite du traditionnel accueil républicain, Vincent Jeanbrun s’est rendu à la Maison de l’Habitat du Doubs, installée au Fort Griffon. Jacqueline Cuenot-Stalder, présidente de cette structure publique, a présenté au ministre le rôle de conseil énergétique, juridique et architectural que joue la Maison de l’Habitat auprès des entreprises, des collectivités, mais surtout des particuliers.
La visite s’est poursuivie par une déambulation dans le quartier Battant. Ludovic Fagaut, maire de Besançon, a souhaité mettre l’accent sur les actions menées en matière de sécurité au sein de ce quartier historique de la ville.
Le ministre s’est ensuite entretenu avec les gérants d’un salon de thé, qui lui ont fait part de la dégradation progressive qu’a connue le quartier, selon eux : « Les commerces ne veulent pas s’y installer et les habitants ne veulent pas y habiter. »
Vincent Jeanbrun a profité de ce moment d’échange pour présenter l’Anru 3, l’un des axes de son projet de loi, qui permettrait de proposer des solutions urbaines et sociales face aux problématiques de logement, mais aussi de sécurité, de santé ou d’environnement que rencontrent certains quartiers. Un Anru 3 qui devrait être élargi à des villes moyennes telles que Besançon.
Enfin, le ministre s’est rendu au centre Mandela afin de participer à une table ronde réunissant plusieurs acteurs du logement à Planoise.
Trois thèmes ont été débattus : la réhabilitation du foncier libéré, l’installation et le dynamisme des commerces, ainsi que les dégradations et les besoins de rénovation des copropriétés privées.
Concernant les espaces commerciaux, le ministre de la Ville et du Logement a souligné le dispositif d’allègements fiscaux, mis en place depuis le début de l’année, qui concerne les nouveaux commerces s’installant en QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville).
Tout au long de cette matinée, un mot est revenu de manière récurrente dans les discours du ministre : la décentralisation.
Selon lui, les préfectures doivent notamment gagner en responsabilités :
Il faut que le préfet ait le dernier mot : il est la voix de l’État. L’État passerait ainsi d’un avis dit «conforme» à un avis «de conseil» ou «d’éclairage».
Comme pour souligner une nouvelle fois son attachement à l’échelon local, le ministre s’est dit « très ouvert » aux recommandations du Département du Doubs concernant son projet de loi, actuellement en construction.
Tom Babouhot



