La souscription "Offrons un Portrait de Juliette au musée Courbet" est ouverte

Les Nouveaux Mécènes de Courbet lancent une souscription pour l’achat d’un tableau de Courbet, un Portrait de Juliette, sa soeur préférée, destiné à enrichir le musée qui lui est dédié à Ornans...

 ECOUTEZ LE PODCAST = ICI

Quelle meilleure façon, pour les Nouveaux Mécènes de Courbet, que de fêter le bicentenaire de la naissance du peintre, en participant à l’enrichissement et à l’embellissement des collections de son musée. 

Ce tableau de petit format (40 x 31 cm) représente Juliette enfant, la soeur préférée de Gustave. Aussi Les Nouveaux Mécènes ont-ils été sensibles à la volonté de son actuel propriétaire qui a particulièrement à coeur que ce portrait de Juliette rejoigne la maison natale du peintre, pour y être exposé et conservé.

« Juliette, ambassadrice de l’oeuvre de Courbet »

Très attaché à sa région natale, Courbet ne l’est pas seulement par ces paysages qu’il aime reproduire mais aussi par son attachement familial. Le jeune homme grandit dans un entourage féminin et chaleureux. Juliette Courbet (1831-1915), la plus jeune de ses quatre soeurs, est celle « avec laquelle [il] veut vivre le restant de [sa] vie » (Courbet, 8 janvier 1877). Elle défendra avec ferveur et passion l’oeuvre de son frère dont elle deviendra l’unique héritière. Grâce à sa générosité et au dévouement qu’elle lui porte, les musées français bénéficieront d’oeuvres majeures du peintre.

« Un des rares portraits de Juliette »

Parmi les rares portraits de Juliette, celui-ci est le plus original dans le choix du profil, le fond neutre, le style tout en délicatesse, empreint des modèles de la Renaissance et à la ligne ingresque, caractéristiques des tableaux de jeunesse de Courbet. La ligne du visage, le teint laiteux de porcelaine rappelle son aîné Jean-Dominique Ingres. Avec ce choix inédit d’une représentation de profil, d’une rigueur parfaitement maîtrisée, Courbet affirme la noblesse du caractère de son modèle tout en restituant l’innocence de l’enfance et la tendresse qu’il lui voue grâce au rendu naturel des joues charnues et du léger sourire. La finesse du traitement du vêtement, la dentelle de la collerette et du revers de son chemisier nimbent Juliette d’une aura naturelle, accentuée par sa coiffure agencée avec simplicité. 

Avec délicatesse, Courbet allie prestance et intimité. Ce visage juvénile rempli de douceur et d’affection invite le spectateur au coeur de son intimité familiale.

« un patrimoine à la portée de tous »

La souscription permet d’associer et d’impliquer citoyens et entreprises à l’enrichissement des collections du musée du Maître du réalisme.

Les « NOUVEAUX MÉCÈNES DE COURBET » se sont donc assignés l’objectif de réunir les fonds nécessaires à cette acquisition, soit 250 000 euros.

Offrir selon ses envies et selon ses moyens : une mèche de cheveux, un fragment de dentelles,...

Le site : nouveaux-mecenes-courbet.com

_________

AVANTAGES FISCAUX, PROCÉDURE, CONTREPARTIES
DES AVANTAGES FISCAUX

Le mécénat vous offre une fiscalité avantageuse. Pour les particuliers, les versements ouvrent droit à des déductions fiscales égales à 66% dans la limite de 20% du revenu imposable (article 200 du CGI). Vous pouvez donc déduire 66% de votre don directement de votre impôt sur le revenu. Le prélèvement à la source n’a pas d’incidence sur l’avantage financier.
Exemple: Pour un don de 300 euros, vous déduisez de vos impôts 200 euros, la part réelle à votre charge sera donc de 100 euros.
Pour les entreprises, les versements ouvrent droit à des déductions fiscales de 60 % dans la limite de 5 pour mille du CA hors taxes (article 238 Bis du CGI).

UNE PROCÉDURE TRÈS SIMPLE
Pour souscrire, il suffit de renvoyer votre versement et le bulletin d’inscription ci-contre, dûment complété, à la secrétaire de notre association: Les Nouveaux Mécènes de Courbet C/O Rolande Bouvot, secrétaire 15, rue de l’Église Saint-Pierre - 25870 Les Auxons. Notre association vous enverra par courrier un accusé de réception et un reçu fiscal vous sera ensuite adressé.

DES CONTREPARTIES
Le mécénat associe votre nom et votre image à celle du Musée Courbet d’Ornans. Votre soutien sera mis en valeur dans notre communication (sauf pour les participants ayant opté pour l’anonymat). En fonction de la valeur de votre don, une invitation aux évènements du Musée vous sera adressée.

________

OFFRONS UN PORTRAIT DE JULIETTE AU MUSÉE COURBET
L’œuvre qui est proposée aux mécènes après une période d’oubli et d’anonymat, avait été vendue aux enchères sous l’intitulé "école française XIXe siècle – Femme de profil ". Elle provient du château Bontemps à Arbois (Jura) et figurait dans la collection de la famille Cartault, peintre céramiste à Lunéville.

JULIETTE, LA SŒUR PRÉFÉRÉE DE COURBET
Courbet a toujours montré son attachement à sa région natale et à sa famille. Gustave est l’aîné d’une fratrie de cinq enfants dont quatre filles : Clarisse (morte à l’adolescence), Zoé (qui finit par avoir des différends avec son frère), Zélie (peut-être modèle de la Fileuse endormie qui décédera deux ans avant l’artiste) et Juliette (1831-1915), de douze ans sa cadette. Celle-ci qui «touche du piano à ravir», deviendra vite sa confidente. Dans sa correspondance, il raconte à Juliette ses exploits à la chasse et ses bains à Deauville chez le comte de Choiseul. Lorsque Zoé épouse le peintre Reverdy en 1868, il affirme: «Il faut encore que Juliette se marie. Zélie et moi, nous resterons vieux garçons. Elle n’a pas assez de santé pour se marier, et moi j’ai mon art qui ne comporte guère le mariage». Cependant Juliette resta célibataire et voua à son frère un véritable culte. Il l’institua sa légataire universelle.

Après la mort de Courbet, c’est Juliette qui défendit sa mémoire et s’employa à le réhabiliter. Elle écrivait à Castagnary : «L’affection qui nous unissait... m’avait fait accepter gaiement de m’ensevelir toute vivante à la campagne... pour rester près de lui et soigner sa vieillesse.» Avant de mourir, Juliette fera d’importantes donations à l’État, comme Un Enterrement à Ornans.

UNE ŒUVRE RARE
Dans ce tableau de petit format (40 x 31,2cm), monogrammé «b.d: GC.» avec une dédicace gravée sur le châssis «à ma sœur», Courbet représente sa sœur, alors âgée d’une douzaine d’années. Il s’agit vraisemblablement du troisième portrait de Juliette fillette. Il serait postérieur à deux portraits de petit format (Musée Von der Heydt de Wuppertal; Musée des beauxarts de Buenos Aires) et antérieur à celui -plus élaboré- exécuté en 1844, œuvre que Juliette donnera à la Ville de Paris (Musée du Petit Palais). Ce rare portrait de jeunesse manifeste l’intérêt de l’artiste pour le peintre néoclassique Ingres qu’il copia au Louvre. Comme lui, il emploie des tons clairs, idéalise les traits du modèle (choix d’un profil de camée antique sur fond neutre; visage charmant esquissant un sourire; cheveux châtain foncé, lisses et ramassés vers l’arrière) et excelle dans le rendu des matières (dentelles de la collerette et du revers du corsage noir). Dix ans avant d’être présenté par Champfleury comme le chef de file du réalisme, Courbet exécute des portraits classiques. Le caractère intime du sujet explique le parti esthétique.
Le Musée d’Orsay a encouragé l’acquisition de cette œuvre.

____________________

À propos des Nouveaux Mécènes de Courbet :

L’association a été créée le 11 Octobre 2017. Ce club de Mécènes, entièrement dédié au musée Courbet, se veut le lieu de rencontre de tous ceux, particuliers comme entreprises qui souhaitent contribuer à un triple but commun : 

- acquérir de nouvelles oeuvres de Gustave Courbet, pour enrichir et consolider le fonds patrimonial du musée,

- participer à la restauration de l’atelier de l’artiste situé à Ornans,

- collaborer à l’organisation du bicentenaire de la naissance de Courbet en 2019.

Le site : nouveaux-mecenes-courbet.com

 

le 25 mars, 2019
Connectez-vous pour commenter