« Tout n’est qu’apparence, non ? » (citation d’Alberto Giacometti)

Les artistes nous interrogent en nous donnant à regarder leur sensibilité matérialisée sous forme de peintures, sculptures, textes…

 

Peintre et sculpteur suisse de la première moitié du XXe siècle, installé à Paris en 1922, Alberto Giacometti a consacré une période de sa vie à représenter l’angoisse humaine par le biais de ses statues longilignes. Ses productions ne figurent par la réalité mais proposent une interprétation de la nature humaine physique. Giacometti s’est d’abord inspiré des arts africains pour mettre en forme son art mais après la Seconde Guerre Mondiale, ses productions changent de visage. Les différentes statues qu’il crée représentent le corps humain écrasé de toutes parts sous la pression de l’atmosphère environnante mais aussi celle de l’espace. Leurs tailles diffèrent : d’abord de la grandeur d’une boîte d’allumettes, Giacometti a étiré de plus en plus ses productions pour finalement créer des silhouettes émaciées très fines. Il veut mettre ainsi en avant la solitude et la fragilité de l’être humain.
L’art d’Alberto Giacometti a été récompensé par des prix prestigieux. Il obtient le Grand Prix de la sculpture de la Biennale de Venise en 1962, puis le Grand Prix national des arts en France en 1965. Lorsque l’on observe ces représentations filiformes, oppressées, que peut-on ressentir ? Une vision futuriste de l’artiste face aux difficultés de pollution que l’on connaît aujourd’hui ?
Un rejet de l’individualisme ?
S.H.
le 01 juin, 2005
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