Le mal-être des enfants

Dès leurs jeunes âges, les parents peuvent observer chez leurs enfants de nombreuses qualités : spontanéité, authenticité, curiosité et vivacité. Des qualités qui s’estompent avec le temps, les expériences de la vie et les souffrances qu’elles engendrent. Le mal-être omniprésent dans la société contemporaine semble menacer sérieusement l’épanouissement des êtres humains dès leurs premiers balbutiements.

 

L’enfant, et surtout le nourrisson n’expriment pas leurs mal-êtres. Généralement la mère le rapporte au médecin de famille et l’interprète parfois. Le praticien diagnostique souvent une maladie sans conséquences graves tels que l’angine ou l’otite.

Le jeune malade est alors guéri pour un certain temps, mais les signes du mal-être n’ont pas été décelés. Pascale Kopp, puéricultrice à Besançon, signale que chez les enfants ils se manifestent d’abord par des maladies.

En France, on est pas encore préparé à chercher autre chose que la maladie.’’ Le mal-être de l’enfant peut résulter du changement de cadre de vie, même temporaire, comme la crèche et de la séparation d’avec les parents. Beaucoup d’entre eux ne savent pas encore expliquer certains comportements étranges de leurs enfants et jugent fréquemment qu’ils sont simplement turbulents.

De nombreux  parents hésitent à consulter un psychologue par crainte de culpabiliser. Si la grossesse de la mère a été difficile ou si l’enfant a été traumatisé, il peut ne pas avoir envie de vivre et des dépressions de nourrisson peuvent survenir. Il arrive que le mal-être d’un enfant passe inaperçu.
Dans ce cas, à l’âge adulte, il peut sombrer dans la névrose ou la psychose. Les parents ne doivent pas hésiter à demander de l’aide à leur médecin traitant ou à un centre médico-psychopédagogique.L ‘équilibre psychique de leurs enfants doit être leur priorité.
Marie-Lou PIRES         
le 01 novembre, 2005
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