Port fluvial de Besançon : un architecte international pour un projet franc-comtois

Le 9 février dernier, Raymond Forni et Jean-Louis Fousseret ont dévoilé le nom des quatre cabinets d’architecture admis à participer au concours international d’architectes pour la réalisation de la Cité des Arts et de la Culture de Besançon. Ce projet d’aménagement du port fluvial et de ses environs proches a suscité l’intérêt des plus grands noms de l’architecture.

 

Après examen des 94 candidatures, le jury composé des trois maîtres d’ouvrage (Région, Ville et CAGB, Communauté d’Agglomération du Grand Besançon), de représentants de l’Etat (dont la DRAC) et de personnalités qualifiées dans le domaine de l’architecture a retenu quatre projets conduits respectivement par Kengo Cuma et associés (Japon), Massimiliano Fuksas (Italie), Chaix et Morel (France) et Manuelle Gautrand (France). Un choix difficile qui a nécessité l’élimination d’architectes de renom tels que Jean Nouvel, Paul Chemetov ou Paul Andreu, Si la qualité esthétique des propositions a largement compté, le jury a été particulièrement sensible au respect de l’enveloppe budgétaire, des délais et à l’approche en matière de développement durable.
La procédure choisie prévoit l’attribution de 150 000 € à chaque candidat retenu. Ces derniers s’engagent à présenter avant le 8 juin prochain, une esquisse pour le site du Port Fluvial de Besançon. Ils devront y envisager la restructuration du bâtiment existant et la construction de nouveaux locaux afin d’abriter d’une part le Conservatoire National de Région (CNR) et d’autre part le Fond Régional d’Art Contemporain (FRAC), et ce pour une surface totale de 9000m2. Le programme global comprendra également l’aménagement paysager de cet espace de deux hectares situé dans la boucle entre les deux bastions de Vauban tout en prenant en compte le futur projet de halte fluviale conduit par la CAGB, non inscrit dans le concours. Une véritable réflexion sur l’articulation entre création architecturale et mise en valeur d’un patrimoine industriel local est également attendue.

L’intérêt de François Bordry (président des Voies Navigables de France) pour ce projet a largement facilité son avancement. Anciennement président du FRAC Centre, il a concédé le site (terrain et bâti) au Conseil Régional pour 1,7 million d’euros. Le budget total des travaux a été estimé à 20,63 M€ hors taxes dont 6,3 M€ consacrés au FRAC, 11,33 M€ au conservatoire et 3 M€€à l’aménagement du site. Ces futurs équipements culturels bénéficient de financements croisés auxquels participent l’Etat, la région, le département, la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon et la Ville de Besançon.
A travers cette construction, les partenaires affichent une double ambition : créer une dynamique culturelle pour la Franche-Comté et inscrire la capitale franc-comtoise dans l’histoire de l’architecture contemporaine. Placée sur un des axes d’entrée de Besançon, la Cité de la Culture participera pleinement à la construction d’une nouvelle image pour la ville et constituera un attrait touristique majeur pour la région, au même titre que l’église de Ronchamp. Mais si sa renommée tend à dépasser les frontières de l’hexagone, les commanditaires restent attentifs aux remarques des futurs utilisateurs et partenaires locaux.

L.F.
le 01 mars, 2007
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