Les municipales de Besançon soutenues par les leaders politiques nationaux

Les leaders politiques se déplacent depuis le début de la campagne pour soutenir leurs têtes de listes aux élections municipales. C’est le cas de Marine Le Pen, venue à Besançon ce jeudi 5 mars...

 

(PODCAST) 

 

Après le déplacement de Yannick Jadot, député européen et membre des Verts, en soutien à Anne Vignot qui porte la liste BESANÇON PAR NATURE, Marine Le Pen s'est rendue à Besançon pour exprimer son soutien au candidat du Rassemblement National Jacques Ricciardetti. D'après l'agenda RN, ce sera d'ailleurs l'unique conférence de presse en Bourgogne - Franche-Comté de la présidente du parti.

Un « élément de clarté » aux municipales

En pleine campagne, Jacques Ricciardetti, tête de liste CHANGEONS BESANÇON a accueilli Marine Le Pen à la Salle Proudhon jeudi 5 mars. Elle se dit fière car « le Rassemblement National est le premier parti de France en nombre de listes : 420 listes dont 389 dans des villes de plus de 3500 habitants ». Elle dénonce le désordre des autres listes électorales, autant à Besançon que dans d’autres villes françaises, « une chatte n'y retrouverait pas ses petits [...] ceci démontre la confusion dans laquelle est plongée aujourd’hui la vie politique française… et dans cette confusion, il y a un élément de clarté : c’est le Rassemblement National ». 

Gestion du coronavirus : « ça n’a pas de sens »

Marine Le Pen dénonce depuis l’apparition du virus COVID-19 des décisions gouvernementales contradictoires. Elle oppose certains choix pris par Emmanuel Macron et ses ministres, notamment celui d’interdire les vols en direction des régions les plus touchées par le coronavirus mais d’autoriser les avions chinois à atterrir sur le sol français ou de mettre en quarantaine des enfants revenus de voyage scolaire en Italie mais de consentir l’arrivée de 3000 italiens à Lyon à l’occasion d’un match de football (OL-Juventus). Et les absurdités sont longues selon la présidente du Rassemblement National : « ça n’a pas de sens ! ». Elle s’attaque à l’envoi de 17 tonnes de matériel pour aider la Chine face à cette crise sanitaire sans aider les médecins libéraux français, premiers exposés au virus.
Marine Le Pen se veut claire : « on ne sait rien sur ce virus, on n’a aucun recul, on ne connaît pas les conséquences de la contamination et on ne sait pas s’il y a des séquelles ».
Dernière dénonciation sur le sujet : elle accuse le Premier ministre Edouard Philippe de ne pas avoir mis en place de cellule inter-ministérielle de crise, menant chaque ministère à faire « un peu comme bon lui semble ou comme il peut ». Il y a une réelle « cacophonie au sein du gouvernement » qui ne rassure pas selon elle les français.

Crise migratoire en Turquie : « je n’attends absolument rien de l’Union européenne »

L’Union européenne se trouve au cœur d’une crise migratoire importante entre la Grèce et la Turquie et pourtant, Marine Le Pen n’attend « absolument rien de l’Union européenne, car je sais qu’elle ne fera rien » si ce n’est engager l’agence Frontex. Emmanuel Macron, quant à lui, s’est dit solidaire avec la Grèce mais aussi avec la Turquie : « il faut faire un choix » selon la présidente du Rassemblement National. 

La situation est de plus en plus grave : « nous sommes face à une situation d’invasion violente soutenue par un Etat étranger ». Marine Le Pen attend donc du Président de la République française d’entrer en contact avec la Turquie afin de demander des explications, de s’entretenir avec l’OTAN et d’éviter une quelconque alliance avec la Turquie qui mènerait la France à prendre position contre la Grèce. 

Marine Le Pen tranche : Emmanuel Macron est, pour elle, inexistant dans la politique internationale, que ce soit pour la crise sanitaire causée par le coronavirus comme la crise migratoire opposant la Grèce à la Turquie. Elle attend de lui « quelque chose qu’il ne fera pas, c’est-à-dire fermer nos frontières ».


Après trois mandats de maire de Tressandans, village de 35 habitants situé entre la capitale franc-comtoise, Vesoul et Montbéliard, Jacques Ricciardetti tente de conquérir sa ville de naissance, Besançon.
Pour lui, « avec un peu de bonheur et en quadrangulaire : tout peut arriver » lors des élections municipales bisontines.

le 05 mars, 2020
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