Destruction de 1200 logements à Planoise et 695 réhabilités

La pauvreté, le chômage, la sécurité et tranquillité publiques, le niveau d'éducation, contribuent à la dégradation de l'image de Planoise, situé à Besançon. Plusieurs thématiques ont dû être soulevées pour améliorer la qualité de vie dans le quartier...

"C'est une politique majeure que mène le gouvernement. C'est l'un des engagements du Président de la République" : ce lundi 1er juillet, la Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, s'est rendue à Besançon afin de signer la Déclaration d'Engagement de rénovation de Planoise, l'un des quatorze quartiers de Besançon.
Ainsi, les financements de l'ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine), représentée par Olivier Klein, ont été définis aux côtés de Jacqueline Gourault, Marie-Guite Dufay (présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté), Joël Mathurin (préfet du Doubs), Odile Faivre-Petitjean (vice-présidente du département du Doubs), Jean-Louis Fousseret (maire de Besançon) et les partenaires du projet. 
L'opération sera alors lancée dès l'automne, après la signature de la convention NPRU (Nouveau Programme de Renouvellement Urbain). 

 

 

Améliorer la qualité résidentielle

Aux côtés de Grand Besançon Habitat, Habitat 25, SAIEMB et Neolia, il a été fait le point sur le niveau de qualité des logements proposés à Planoise. Ce sont plus de 1 191 logements que la ville de Besançon prévoit de détruire dans ce quartier bisontin, contre la résidentialisation de 1 495 autres et la réhabilitation de 695 logements. 

En partenariat avec l'ANRU, le quartier propose une offre de logement social : 397 logements seront construits hors de Planoise (64% à Besançon contre 36% dans les communes de l'agglomération).

Perfectionner la tranquillité publique

Récemment, un poste de police dédié à la Police de Sécurité du Quotidien a été ouvert dans le quartier. Ainsi, les interventions quotidiennes de la Police Municipale ont été renforcées. Un groupe local de traitement de la délinquance a également pu être installé. 

En parallèle, le projet de réaménagement des espaces publics continue de se développer depuis quelques années au sein du quartier.

Développer l'économie

Alors que l'objectif est d'améliorer les services rayonnants du quartier (CEMEA, théâtre, MSAP, maison de santé d'Ile de France, CNFPT, gymnase...), une idée nouvelle se dessine : celle de créer une coopérative du numérique dans la rue du Luxembourg et ainsi de faire du quartier un "temps numérique" (technopole microtechnique et scientifique).

Favoriser la mixité sociale

Les logements construits dans le quartier de Planoise prévoient un mitoyenneté entre ses locataires. De plus, la ville de Besançon insiste sur la création de nouvelles aides à l'accession à la propriété.

Une programmation autour de trois secteurs

ILE DE FRANCE : rénovation de l'entrée du quartier depuis la rue de Dole et le CHRU, création de liaisons inter-quartiers, création d'un nouveau gymnase...

CASSIN : poursuite de la rénovation urbaine en vue d'une diversification...

EPOISSES : désenclavement des ilots, ouverture des impasses...

Un financement important

Le coût de l'opération est de l'ordre de 183,4M d'euros sur 10 ans.
"Pour changer un quartier en profondeur, on a besoin de l'intervention de tous" a déclaré Olivier Klein, directeur général de l'ANRU.
Ainsi, il propose de financer 73,4M d'euros, la Ville de Besançon participe à hauteur de 12,2M d'euros tandis que le Grand Besançon subventionne cette rénovation avec 13,7M d'euros.
S'ajoutent à ces montants, ceux des bailleurs (44,2M d'euros) et la Caisse des Dépôts et Consignations (36,5M d'euros).
Identifiée au NPRU, l'opération a pu obtenir 37M d'euros de prêts par la Banque des Territoires.

le 01 juillet, 2019
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