SKIMMED, l'album de l’artiste indie-folk Colline HILL est Lauréat du 13ème Grand Prix du Disque du Télégramme 2015

Originaire de Reugney, Colline HILL a sorti son dernier album "Skimmed", qui a été Lauréat du 13ème Grand Prix du Disque du Télégramme 2015 succédant ainsi à Miossec, Yann Tiersen ou encore Nolwenn Leroy. C'est un artiste authentique et fidèle à la culture folk...

 

Traduit comme l’écume balayée qui laisse entrevoir le récif, le nouvel opus indie-folk de la songwriter bretonne est plus que jamais, empreint de vérité. On y découvre une écriture riche et subtile, portée par une voix qui a grandi en silences et en émotions. Et ce n’est pas par hasard si l’on évoque dès les premières lignes, le champ lexical des océans (skimmed =écumé). Car Colline Hill est Bretonne, de terre, de sang et d’amour. Bien plus que de simples origines, c’est une identité toute  entière qui habite la jeune femme.

De la très touchante confession « Random Skies (I’m afraid of dying) » à « The Greatest », pépite originelle du genre, l’album réunit dix titres sans détours et d’une beauté incontestable. Il fleure l’écume d’Inis Mor (l’une des trois îles de l’archipel Aran, en Irlande) où l’album fut écrit en partie, du fond d’un hiver rude et saisissant. Et les images sont belles. « Car c’est en images seulement que je sais livrer ma musique. Si le propos est percutant, la forme, elle, a subi une sorte de compression, afin de raboter la brutalité qui pourrait en sortir. »

Et c’est ce qui rend l’écriture de SKIMMED si poétique et si troublante.  Le souffle, les micros à ruban, les craquements des vieux bois d’harmonium: tout est là pour sublimer le talent brut de l’auteure. Paré d’atours plus sombres et faussement nonchalants, SKIMMED révèle une écriture mature, délivrée avec brio, et confirme la grande qualité de mélodiste de la songwriter (Oh Hey Was, Back Again, But In My Days). « À partir du moment où je me suis détachée de l’idée de ce qui pourrait être pensé de SKIMMED, l’écriture est devenue salvatrice. Loin du désir ou encore de l’attente, elle est devenue plus fluide. »

Inspirée par ses icônes (Johnny Cash, Neil Young, Nick Drake) et ses contemporains (Angus & Julia Stone, James Vincent McMorrow), Colline Hill signe aujourd’hui un album pur et inattendu.

Les titres

1. OH HEY WAS /  2. BUT IN MY DAYS /  3. BACK AGAIN / 4. TO DIE LIKE A KING /

5. FOR THE LAST TIME / 6. OLD FRIEND / 7. WISH YOU WERE HERE / 8. THE GREATEST / 

9. RANDOM SKIES (I’M AFRAID OF DYING) / 10. AND THE SIRENS

Collines HILL ▪ Mini biographie

La Bretagne est sa terre sacrée : celle des origines qu’elle porte fièrement. Mais aussi celle des valeurs qu’elle revendique : l’authenticité et la vérité. Colline Hill est Bretonne, de terre, de sang et d’amour. Quelques années après l’Irlande, c’est au tour de la Belgique de devenir sa terre d’exil.

Passionnée très jeune par l’oeuvre et la personnalité de Jean-Sébastien Bach, et celles de Frédéric Chopin, elle refuse de jouer Mozart au piano, sur le Choiseul familial. « Leur musique m’attire vers le fond, un fond qu’il suffit d’effleurer de l’orteil pour rebondir. Une sorte de saut dans le vide, de grand frisson, qui finit bien. » Au-delà de la mélancolie, c’est la mélodie qu’elle recherche dans chaque musique entendue, ce sens aigu du beau, qui parcourt l’échine. Et envers et contre tout (tous), c’est la voix de Karen Carpenter, emmenant avec elle son duo familial, qui séduira alors la jeune adolescente. Ce choix largement assumé et bien loin des sonorités « sugar-pop » du moment, résume à lui seul la détermination de celle qui deviendra à son tour, une songwriter.

Plusieurs rencontres viendront jalonner son parcours: celle d’un joueur de bluegrass, dans un pub, qui lui confiera une vieille Martin pendant un an pour démarrer la guitare, de musiciens chevronnés du Connemara où elle vivra une année, en passant par les premières parties de monstres sacrés comme Crosby Stills & Nash. Autant d’expériences qui lui auront permis de créer, d’expérimenter, de peaufiner, d’apprivoiser son jeu de guitare plutôt atypique mais salué, fruit d’une totale autodidactie.

L’envie est là, féroce. Celle d’apprendre à jouer, seule, et de connaître cette vie-là. Au point tel que quelques années plus tard, elle troquera une vie conventionnelle et trop banale à son goût, pour une aventure à grande vitesse, pour plus de liberté. L’envie, aussi, de « coller le frisson » à qui saura écouter sa voix. Et quelle voix ! Difficile de ne pas y succomber. Si chargée en émotion, qu’elle lui ouvrira les portes des célèbres Nocturnes de Georges Lang, et celles du Bruce Audio: studio de l’arrangeur anglais, Stuart Bruce. 

Colline HILL sera en concert solo le jeudi 25 février 2016 à LAUSANNE Salle Le Bleu Lézard.

www.collinehill.com

le 17 février, 2016
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