La cabane à Cléron en zone Natura 2000 devra être démontée

Le démontage de la cabane perchée dans les arbres à Cléron en zone Natura 2000 avait été ordonné par la Cour d'appel de Besançon. La Cour de cassation confirme cette évidence...

Malgré un beau projet de vie et une belle construction, la justice applique en l'absence de permis de construite la réglementation en vigueur concernant "la préservation de l'environnement en zone sensible".
Le projet quelque peu utopique de M. Xavier Marmier devra trouver un nouveau lieu adapté.
Ironie du sort, ce jugement tombe le jour du lancement de l'Office Français de la Biodiversité (OFB) en charge de la nouvelle Police de l'Environnement.

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ARCHIVE : INTERVIEW de M. Xavier Marmier en juin 2015 = ICI

Archives (17 juin 2015) : Branle-bas de combat autour d’une cabane dans les arbres à Cléron

Le projet quelque peu utopique de M. Xavier Marmier pourrait tourner court si l’on en croit les termes du dernier courrier recommandé de la municipalité de Cléron, qui le contraint de démonter sa maison au 1er juillet. Il est vrai que ce projet de construction a vu le jour sur un terrain non constructible, avec la volonté de le laisser faire de la part de l’ancienne municipalité. Aujourd’hui, le nouveau maire de Cléron hérite donc d’un épineux dossier, à l’image des quelques épines qui entourent cette belle construction en lisière de la forêt, le long de la route départementale entre Cléron et Amondans.

Devenu grimpeur-élagueur à l'âge adulte, l'idée d'une cabane perchée habitait toujours M. Xavier Marmier, mieux, elle se précisait. Comme il nous le dit, son projet de départ n’était pas de construire une véritable maison mais une simple cabane dans les arbres… De fil en aiguille, il s’est donc ainsi développé. En 2008, il fait l'acquisition d'une parcelle de forêt au lieu-dit Chante-Merle à Cléron et construit rapidement une cabane de chantier pour y ranger matériel et matériaux. 

La première véritable étape se concrétise en 2009 avec l'aide précieuse d'un ami d'enfance, compagnon menuisier, et une « armée » d’amis. Il faudra attendre 2010 et de nombreux aller/retour, montées/descentes pour voir l'ossature bois et la toiture en zinc se façonner. Puis rapidement les huisseries, le bardage et les finitions. Depuis juillet 2011 il y vit, après trois ans de travaux pour réaliser un « rêve de gosse ». 

Courant mai 2014, le maire de Cléron le fait venir dans son bureau. À sa demande, il effectue les démarches afin de régulariser sa situation pour espérer obtenir un permis de construire pour ce genre d’habitation. Il s’avère que le dossier est revenu, le 4 février dernier, avec un refus lors de son traitement à la DDT (Direction Départementale des Territoires), stipulant la remise en état du terrain. Le maire de Cléron ayant fixé le délai de démontage au 1er juillet, suite à quoi le dossier sera envoyé à la gendarmerie pour dresser le procès-verbal de constat d’infraction qui sera transmis pour donner suite au Procureur de la République.

Se sentant seul et démuni face aux rouages administratifs et juridiques, il se tourne donc vers l’association ADIEP (Association de Défense des Intérêts des Entreprises et des Particuliers) afin de trouver aide et assistance.
Un rassemblement a eu lieu le vendredi 12 juin 2015 au pied de la cabane afin d’expliquer les tenants et aboutissants, et peut-être de faire plier, comme le sont les branches de l’arbre de sa cabane, les feuilles de son dossier administratif.

Il est vrai que parmi les règles qui existent pour encadrer l'habitat léger certaines ne sont pas toujours bien respectées, son avocat saura-t-il trouver une parade ?
Réponse dans le prochain épisode...

le 15 février, 2020
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