Cabane illégale à Cléron et tour des Vaîtes, même combat ?

Derrière la construction de la cabane illégale à Cléron et celle de la tour des Vaîtes à Besançon, on y retrouve un coutumier du fait. Les élus locaux craignent l'installation d'une ZAD à proximité du château de Cléron...

Monsieur Xavier Marmier reconnu pour ses talents dans la construction d'ouvrages en bois (ses cabanes en zone Natura 2000 à Cléron et l'aide à l'édification de la récente tour des Vaîtes sur un terrain privé), attire toujours plus l'attention des élus locaux.
Ces derniers craignent la reproduction du modèle d'occupation en place dans le quartier des Vaîtes sur la commune de Cléron, non loin du château, le lieu de la construction illégale de monsieur Xavier Marmier.
Pour certains de ces élus "La loi doit s'appliquer pour tous", pour d'autres "le confinement a démontré que les animaux ont droit à la tranquillité chez eux".

Madame Anne Vignot, élue récemment Maire de Besançon et Présidente de Grand Besançon Métropole, se veut très ferme dans le dossier des Vaîtes : "La ville de Besançon rappelle que l'occupation de ce terrain, propriété de territoire 25, est illégale (...) La ville de Besançon demande la 
déconstruction de cette tour dangereuse".

Pour les élus du groupe d'opposition "Besançon Maintenant", ils avancent "qu'aucune cause, même la plus noble, ne peut justifier l’occupation illégale d’un terrain. En l’occurrence, l’occupation du terrain appartenant à Territoire 25 par « Le Jardin des Vaîtes », « ANP-COP 21 », « Extinction Rébellion » et d’autres sympathisants", que "La priorité, c’est que le Maire fasse en sorte que la loi soit respectée et que l’ordre soit rétabli", et posent des questions "Va-t-on encore tolérer longtemps l’illégalité et le non-respect de la loi, déguisés sous le terme de « désobéissance civile » ?".

Du côté de Cléron, le démontage de la cabane semble difficile face à un soutien possible notamment des activistes d'Extinction Rébellion (XR).

Un dossier sensible à suivre...

                                         Les cabanes de monsieur Xavier Marmier sont situées au coeur d'une zone Natura 2000 ce qui ne facilite pas les choses. 

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ARCHIVE : (13 février 2020)
La cabane à Cléron en zone Natura 2000 devra être démontée.
Le démontage de la cabane perchée dans les arbres à Cléron en zone Natura 2000 avait été ordonné par la Cour d'appel de Besançon. La Cour de cassation confirme cette position.

Malgré un beau projet de vie et une belle construction, la justice applique en l'absence de permis de construite la réglementation en vigueur concernant "la préservation de l'environnement en zone sensible".
Le projet quelque peu utopique de M. Xavier Marmier devra trouver un nouveau lieu adapté.
Ironie du sort, ce jugement tombe le jour du lancement de l'Office Français de la Biodiversité (OFB) en charge de la nouvelle Police de l'Environnement.
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ARCHIVE : INTERVIEW de M. Xavier Marmier en juin 2015 = ICI

Archives (17 juin 2015) : Branle-bas de combat autour d’une cabane dans les arbres à Cléron

Le projet quelque peu utopique de M. Xavier Marmier pourrait tourner court si l’on en croit les termes du dernier courrier recommandé de la municipalité de Cléron, qui le contraint de démonter sa maison au 1er juillet 2015. Il est vrai que ce projet de construction a vu le jour sur un terrain non constructible, avec la volonté de le laisser faire de la part de l’ancienne municipalité. Aujourd’hui, le nouveau maire de Cléron hérite donc d’un épineux dossier, à l’image des quelques épines qui entourent cette belle construction en lisière de la forêt, le long de la route départementale entre Cléron et Amondans.

Devenu grimpeur-élagueur, l'idée d'une cabane perchée habitait toujours M. Xavier Marmier, mieux, elle se précisait. Comme il nous le dit, son projet de départ exposé au maire "n’était pas de construire une véritable maison mais une simple cabane dans les arbres…". De fil en aiguille, il s’est donc ainsi développé. En 2008, il fait l'acquisition d'une parcelle de forêt au lieu-dit Chante-Merle à Cléron et construit rapidement une cabane de chantier pour y ranger matériel et matériaux. 

La première véritable étape se concrétise en 2009 avec l'aide précieuse d'un ami d'enfance, compagnon menuisier, et une « armée » d’amis. Il faudra attendre 2010 et de nombreux aller/retour, montées/descentes pour voir l'ossature bois et la toiture en zinc se façonner. Puis rapidement les huisseries, le bardage et les finitions. Depuis juillet 2011 il y vit, après trois ans de travaux pour réaliser un « rêve de gosse ». 

Courant mai 2014, le maire de Cléron le fait venir dans son bureau. À sa demande, il effectue les démarches afin de régulariser sa situation pour espérer obtenir un permis de construire pour ce genre d’habitation. Il s’avère que le dossier est revenu, le 4 février dernier, avec un refus lors de son traitement à la DDT (Direction Départementale des Territoires), stipulant la remise en état du terrain. Le maire de Cléron ayant fixé le délai de démontage au 1er juillet, suite à quoi le dossier sera envoyé à la gendarmerie pour dresser le procès-verbal de constat d’infraction qui sera transmis pour donner suite au Procureur de la République.

Se sentant seul et démuni face aux rouages administratifs et juridiques, il se tourne donc vers l’association ADIEP (Association de Défense des Intérêts des Entreprises et des Particuliers) afin de trouver aide et assistance.
Un rassemblement a eu lieu le vendredi 12 juin 2015 au pied de la cabane afin d’expliquer les tenants et aboutissants, et peut-être de faire plier, comme le sont les branches de l’arbre de sa cabane, son dossier administratif.

Il est vrai que parmi les règles qui existent pour encadrer l'habitat léger certaines ne sont pas toujours bien respectées, son avocat saura-t-il trouver une parade ?
Réponse dans le prochain épisode...

le 18 juillet, 2020
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