Un peu d’histoire sur le comice…

Selon le dictionnaire de nos Académiciens, le mot Comice vient du latin comitium : endroit où se réunissait le peuple en assemblée. Plus spécialement, la définition de Comice agricole est la suivante : réunion formée par les cultivateurs et les éleveurs d'une région à l'effet d'améliorer les procédés de culture et d'élevage.

En France, c’est en 1788 qu’est créé un premier grand prix d'agriculture remis par le Roi Louis XVI lui-même. C'est à cette époque que s’organisèrent les premiers comices agricoles vers Paris. La Convention interdit tous les rassemblements corporatistes dont les comices. Il faudra attendre une circulaire du Ministre de l’Intérieur sous Louis XVIII, en 1819 pour que soit relancé les comices agricoles, sur le modèle anglais. Le 22 mai 1820, une nouvelle circulaire ministérielle est diffusée afin de réfléchir sur la mise en place des Comices : « Il importe beaucoup de connaître la nature des productions rurales et l’espèce d’animaux qu’on présenterait au comice, le genre d’encouragement que le gouvernement pourrait accorder, le lieu où se tiendrait l’assemblée et les époques de la réunion ».
Dans le Doubs, le premier comice se déroula à Baume-les-Dames (1824) mais ce fut un échec. Sous l’impulsion du docteur Simon Bonnet (1782-1872), fils d’agriculteur de Chenecey-Buillon, qui écrivit le « Manuel pratique et populaire d’agriculture », fut instauré le premier comice durable à Busy en 1836. Celui-ci s’adressait à l’ensemble des cantons d’Amancey, Boussières, Quingey et une partie du canton Besançon Sud.
La Côte du comice Jacques Martin de Busy (au moment de la construction de la RN83), construisit une auberge, relais de poste sur le plateau qui domine Busy, appelée « Le Comice », qui servi de support pratique pour concrétiser la formation agricole au cours du comice. Un nom d’ailleurs que l’on donne encore à la côte entre Beure et Larnod.

le 18 octobre, 2013
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