Les producteurs demandent une revalorisation du prix du lait standard

Depuis plusieurs mois la situation des producteurs de lait standard se dégrade. Malgré une orientation des marchés plutôt favorable, les prix à la production sont relativement bas et la hausse des coûts de production n’a pas été prise en compte ni par les entreprises de collecte et de transformation, ni par la
grande distribution.

En effet, lors des négociations commerciales, la majorité des grandes enseignes a refusé de prendre en compte la hausse des charges à la production. Pourtant cette augmentation à la production aura peu d’incidences pour les consommateurs. La grande distribution doit réellement prendre en compte les difficultés des producteurs de lait. La stratégie systématique du moins disant a aujourd’hui ses limites.
Pour les éleveurs laitiers, les charges dont l’alimentation des animaux (+22%), continuent d’augmenter par rapport à l’an passé. La légitime revendication d’un prix du lait standard à 340 euros n’a pas été suivie par de nombreuses entreprises laitières.

Le lait est sur le feu. Cela commence à bouillir dans les campagnes. Dans ce contexte, il est important que tous les maillons de la filière laitière prennent leur responsabilité. Certaines grandes enseignes de la distribution disent accepter des hausses de prix sur les produits laitiers pour permettre une juste rémunération des producteurs. Il est urgent que les promesses se transforment en actes. Il est indispensable que les transformateurs répercutent intégralement ces hausses. Ils n'ont pas le droit de se faire du beurre sur notre dos!

Les relations de la grande distribution avec ses fournisseurs de l’agriculture ne sont pas équilibrées. les Pouvoirs Publics doivent proposer des solutions concrètes pour faciliter les négociations commerciales. Il devient urgent d'obtenir des mécanismes de révision des contrats lorsque qu’il y a des hausses sur le prix des matières premières. Il est indispensable d’avoir un meilleur équilibre des relations commerciales. Il faut prévoir des sanctions quand il y a un manque de transparence.

Quelques opérateurs en bout de chaîne ne doivent pas mettre sur la paille plusieurs milliers de producteurs. Si rien ne bouge d’ici le mois d’avril, nous passerons à l’offensive pour réussir à nous faire entendre. Notre combat est juste.

le 25 mars, 2013
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