Un verre ça va, deux verres

L’alcool et le volant n’ont jamais fait bon ménage… Aujourd’hui, plus qu’hier les Français prennent conscience du danger, le gendarme et l’amende comme moteur. Alors comment continuer de savourer et d’apprécier le bon vin, sillon de notre culture, sans risquer la vie d’autrui sur la route ? Réponse : en modifiant nos habitudes…

Un petit dîner aux chandelles, un événement à fêter, une bonne bouteille commandée… limite dépassée ! Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas, mais voilà, comme tout le monde a voulu passer un bon moment… madame et monsieur ont bu ! Constat, une bouteille pour deux, c’est trop ! Résultat, depuis quelques années, les restaurateurs ont vu leur vente de bouteilles dégringoler. En France, la consommation diminue : elle a chuté de 60% en trente ans. Les consommateurs habituels ne sont plus que 16% contre 50% de la population il y a 25 ans.
Aujourd’hui, le consommateur a évolué dans sa façon d’aborder la bouteille, notamment au restaurant. Et ça, les restaurateurs l’ont bien compris et proposent de plus en plus aux épicuriens, soucieux et conscient du danger, le vin au verre ! La solution pour se faire plaisir, tout en respectant les quantités autorisées.

Il existe aujourd’hui un label, créé par Yvon Mau, en septembre 2004. Le logo " Vin au Verre " garantit un choix de vins d’une grande diversité et une qualité dans le service de celui-ci. Repérable sur la vitrine des restaurants, il atteste d’une sélection professionnelle et attractive de vins : appellations prestigieuses, vins à la personnalité attachante… Car comme le dit le dicton : " mieux vaut peu, mais mieux, que beaucoup sans goût ". Déjà très présent chez nos voisins les Suisses, ce système permet d’apprécier, sans culpabiliser et surtout sans gaspiller !

Enfin, malgré sa position dominante, la France pousse sur un terrain d’argile. Après l'euphorie des années 2000 et 2001, marquées par des prix insolents, la prise de conscience aujourd'hui est réelle. Le monde du vin et de la vigne, tout comme les consommateurs sont prêts à une remise en question, à condition de savoir s'adapter et de réviser des règles et des habitudes plus que centenaires.
Sauvons le vin, sauvons des vies !

 
le 01 décembre, 2004
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